1/11-11/11 (D.130-139) Silk Road

MAP - Silk Road+transports.jpgCarte détaillée / detailed map :
https://drive.google.com/open?id=1yfFLJNlNDFEscwUfpR7iOfwr1aM&usp


1 - drapeau France (For English, please scroll below)

  • Jour 130 (dimanche 1er novembre)
    Sarakhs
    -> Mary (25 km)
    Mary -> Turkmenabat (train 241 km)

En ce dimanche, je me réveille à 7h grâce à un dernier coup de fil d’Iran… Mon téléphone qui bugge ne fait plus réveil. Merci LG!20151101_091832.jpg
Je prends quelques forces rapidement au petit-déjeuner.
La journée s’annonce compliquée avec 100 km prévus, la douane à traverser et surtout des conditions météo pourries. Pluie et froid glacial, moins de 10°C.
Après 4km j’arrive au poste frontière avant 9h. Quitter l’Iran est très rapide. Les policiers et douaniers contrôlent furtivement mon passeport et me disent au revoir.
Le passage de la frontière turkmène est plus délicat. Le décalage horaire me propulse à 11h (+1,5h). Après une pseudo-visite médicale où on me prend juste ma température on me demande 12$ pour le tampon sur mon passeport. Le douanier semble embêté que je ne connaisse pas de nom d’hôtel où rester dans le pays. Il fait passer d’autres gens avant moi. Finalement peu avant midi il se décide enfin à me tamponner le visa et m’annonce que je dois attendre une heure pour qu’ils contrôlent mes bagages, le temps qu’ils mangent!!
J’insiste pour ne pas perdre inutilement ce temps et après avoir perdu espoir, enfermé dans une salle d’attente avec les chauffeurs routiers, un officier compréhensif vient me chercher.
Mes bagages passent au scanner. Je dois ouvrir 2 d’entre eux : médicaments et PC.
Je peux enfin quitter la douane et ses douaniers coiffés de chapeaux de cow-boys. Les policiers ont aussi de beaux uniformes style soviétique. L’officier qui m’a contrôlé me rappelle avant que je parte que le Turkménistan est une démocratie, pas comme l’Iran!
Je souris!
La météo ne s’est pas arrangée. Froid, pluie, vent de face et route médiocre.
Ma carte ne mentionne pas que je dois traverser la voie de chemin de fer que je dois longer. Je fais un détour par un terminal gazier. La principale industrie du pays, 4ème réserve mondiale.
Après 20km je suis arrêté à un poste de police au bord de la route. En fait les policiers sont curieux et veulent en savoir plus sur moi! Je les quitte après 10 minutes au chaud à parler de vélo, de foot, etc…
4 km plus tard un des nombreux nids de poule rempli de flaque est fatal pour ma roue arrière qui crève. Une crevaison n’arrive jamais vraiment au bon moment mais celle-ci au milieu de la steppe dans le froid et sous la pluie est vraiment contrariante. Il est 14h15 environ. Je la répare. 2 voitures s’arrêtent pour s’assurer que tout va bien. Des Toyota. En effet le pays est rempli de Toyota, plus ou moins récents.20151101_141805.jpgVers 15h00 une fois tout réparé, la motivation m’a quitté. J’attends, grelotant, une des rares voitures qui passe. Une première s’arrête mais ne va pas dans ma direction. Une deuxième n’a pas de place. La troisième est la bonne. C’est Kubra, une Iranienne d’origine de 50ans environ qui conduit seule une Toyota Avalon. Elle m’accepte et les gens de l’autre voiture m’aident même à charger le vélo.
Elle va même jusqu’à Mary où je comptais arriver en train.
Sur la route de nombreux barrages policiers jonchent le trajet. Ils contrôlent nos passeports. RAS.
Des panneaux indiquent un risque de chameau mais je n’en aperçois malheureusement pas.
Nous faisons une pause dans un resto sur la route. Pain, oignon et poisson du lac voisin. Et… Vodka! Ça faisait bien longtemps…
Arrivé après 18h00 à Mary, où la nuit est déjà tombée elle me demande 40$ pour le taxi. Je la maudis. Et en veut 20 de plus pour m’héberger. Je prendrai plutôt un train de nuit vers Turkmenabad. Elle me dépose à la gare vers 22h. Ses infos sont fausses. Le train part seulement à 0h12. Toute la gare me dévisage. Beaucoup de curieux inspectent mon vélo. Je sympathise avec un jeune chauffeur routier qui va souvent livrer du en Afghanistan en patientant…20151101_233136_Pano.jpg
Je charge mon vélo et mes bagages dans le wagon de bagages pour quelques Manats de plus. C’est néanmoins très bon marché, 3+3 $ pour environ 5h de trajet!

  • Jour 131 (lundi 2/11)
    Turkmenabad -> Olot (72 km)
    Olot -> Bukhara (train 81 km)

Traversée express du Turkmenistan en moins de 2j malgré mon visa de transit de 5j.
Froid glacial en arrivant à 5h du mat. Je trouve refuge dans la voiture des pompistes d’une station service.20151102_054231.jpgIls m’offrent même du thé, à manger et de la vodka, quelques shots généreux et même une bouteille. Il faut dire que ça ne coûte rien par ici!
Je repars vers 9h vers la frontière.
Après 20km je croise Hans, un cyclo hollandais de 46ans qui fait CambodgeLondres !
Nous sommes heureux de nous croiser. Hans a vécu 4 ans en France donc nous parlons Français. Ça faisait longtemps. Il m’offre une chambre à air presta, impossible à trouver au bazar le matin.20151102_120251.jpg
Encore 20km jusqu’à la frontière. Je passe des files interminables de camions dans les 2 sens! 20151102_142418.jpgComme annoncé par Hans, il faut compter 2h pour les franchir.
Une douanière ouzbèque me vide toutes mes boîtes de médicaments.
La nuit tombée j’arrive à Olot où je prends un train vers Bukhara. Un taxi m’emmène chez mon hôte. Chose illégale dans ce pays… Je suis chaleureusement reçu et après un petit repas je m’effondre de sommeil. Sur les tapis au sol.

  • Jour 132 (mardi 3/11)
    Bukhara -> Qiziltepa (75 km)
    Qiziltepa -> Samarcande (train 157 km)

Idem ce jour, vélo & train, désormais mon rythme quotidien!
Les Ouzbèques sont vraiment souriants, chaleureux, encourageants et polis.
Très bonne impression de ce pays.

Après 68 km sur l’autoroute j’arrive à 17h à Qiziltepa où j’attends mon train.
En attendant mon train je découvre même une fête de mariage. Hyper folklorique!

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mes compagnons de compartiment!

Arrivée de nuit à Samarcande, classée UNESCO. 2ème ville du pays.
Après avoir dormi une petite heure dans le train, Mahmoud, contrôleur de mon wagon me réveille à 1h45 avant d’arriver à la gare de Samarcande.
Je parcours les routes vides. Je me sens comme dans une ville fantôme! Je roule 1h en ville pour trouver un hôtel.
Je recherche un hôtel central, pas trop cher. Je frappe à la porte de l’un, mais personne n’ouvre. Alors que je retourne vers le centre, je vois le panneau d’un autre hôtel.
Le personnel m’ouvre.

Avec wi-fi! Standard très correct, plus vu ça depuis bien longtemps, en Géorgie.

  • Jour 133 (mercredi 4/11)
    Journée de repos à Samarcande (15 km)

Grâce au wifi, je découvre beaucoup de messages que je suis content de lire et auxquels je réponds. Je suis réveillé par le personnel à 8h du matin pour profiter d’un bon petit déjeuner. Je suis assez affamé après avoir peu mangé la veille!
Dans l’après-midi je sors visiter rapidement.20151104_173645_Pano.jpg
Après avoir essayé de retirer un peu d’argent. Ceci est en fait toute une aventure. La deuxième plus grande ville d’un pays de 30 Mio d’habitants a apparemment seulement 2 ou 3 distributeurs de billets pour les cartes visa!!! Et ils ne fonctionnent même pas 24 heures/24 car vous devez montrer votre passeport et un reçu d’enregistrement officiel de l’hôtel! Les machines sont hors d’usage😥.

J’ai encore quelques € et $, mais de moins en moins…
Retour à l’hôtel, je regarde mon jeu TV favori sur la chaîne TV5 international en français!

  • Jour 134 (jeudi 5/11 et un peu du 6/11)
    Samarcande -> Tachkent (38 km) + (train 339 km)

Lever tôt en ce jeudi gris et pluvieux.
Ma mission: retirer du cash car je n’ai plus de SUM, la monnaie locale. Officiellement 1$ =2700SUM.
Après le pdj, je vais au registan palace, l’hôtel de luxe où se trouve un distributeur de billets. Toujours en panne, comme la veille. Je vais alors vers la banque nationale d’Ouzbékistan, non loin. Impossible avec ma visa.
Je vais ensuite à la Kapital Bank. 20minutes pour retirer dans un bureau. On me demande mon passeport et mon reçu d’enregistrement d’hôtel. Je veux alors changer des dollars contre des SUM et on me dit au guichet que c’est impossible. Je dois aller au bazar près de la gare! À quoi sert cette p****n de banque???
J’y vais et trouve un petit local où le taux est à 5700SUM/$. Quasi imbattable!
Tout ça m’a pris plus de temps que prévu. Je dois refaire les 7km jusqu’à l’hôtel.
J’ai raté le train pour Tachkent, je dois attendre le suivant, au milieu de la nuit, le même qui m’avait déposé la veille…20151106_023406.jpg

  • Jour 135 (vendredi 6/11)
    Jour de pause à Tachkent (20 km)

Le train arrive à l’heure, peu avant 7h00 du matin en gare centrale de Tachkent, la capitale. Voyant le premier TGV ouzbèque, je prends une photo panoramique de la gare, quoi de plus normal. Mais les policier sm’ont vu et veullent m’arrêter. Je parviens à leur échapper et pédale aussi vite que possible pour quitter la gare, ça commence bien à Tachkent…

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Peu après, voulant photographier ces avenues bordées d’immonde immeubles de style soviétique, je me fais crier dessus par d’autres policiers. Il y en a à chaque coin de rue, voire plus! J’hallucine, dans quel endroit suis-je tombé!

Peu après 7heures j’arrive à l’hostel et dors un peu.
L’après-midi, je visite rapidement le centre ville, petit tour en métro, du bazaar, d’une mosquée…20151106_153852_Pano.jpg

Il fait très très froid!

  • Jour 136 (samedi 7/11)
    Tachkent -> Chymkent (100 km) & (camion Kamaz 25 km)

Nids de poule et froid de canard…
Je me réveille en même temps que Sacha à l’hostel. Nous ne petit-déjeunons pas ensemble car Sasha préfère tester un « plov », un plat traditionnel kazakh. Je ne l’accompagne pas car je préfère ne pas quitter l’hostel et rester pour me préparer et partir pas trop tard.
En effet, la journée s’annonce longue. 130km environ jusqu’à Chymkent dont un passage de frontière. Je crains dorénavant le pire à chaque frontière où les douaniers appliquent des procédures un peu bizarres et/ou c’est à la tête du client. La particularité de l’Ouzbékistan est qu’il faut déclarer à l’entrée et à la sortie la somme d’argent qu’on transporte.
Je me renseigne sur ce qu’il faut déclarer. C’est mieux d’en avoir moins à la sortie qu’à l’entrée. Le problème du jour étant que j’ai retiré quelques centaines de dollars par « sécurité » et que je n’avais pas déclaré de dollars à l’entrée… Je les planque donc dans mes sacoches.
Après avoir discuté avec les Pakistanais qui y séjournent, je quitte l’hostel vers 10h30.
Je traverse la ville du Sud vers le Nord à travers un parc où se dresse la tour de télécommunication qui était à son inauguration pendant l’époque soviétique la 3ème plus haute au monde.20151107_105844_Pano.jpgAprès une dizaine de kilomètres je sors de la ville. Le panneau se trouve juste après un barrage routier –sorte de péage- avec des soldats armés de kalachnikov (enfin ça y ressemble, je ne suis pas un expert en armes…).
Le soldat m’indique que la frontière est à 5 km. Je me réjouis car à l’hostel on m’a dit que c’était à 22km. Mais ma carte – qui m’a déjà trahi- indiquerait plutôt une dizaine. En fait c’est plutôt la carte qui dit vrai. Je roule jusqu’à avant midi sur une route peu fréquentée et bordée parfois d’arbres, parfois de petites maisons.20151107_115239_Pano.jpg
Je m’apprête à traverser la frontière où la route s’arrête. Je prends une photo juste avant comme j’en ai toujours l’habitude. Rien de bien méchant. 50 mètres plus loin la voiture de police stationnée là m’a vu, klaxonne pour me demander de m’arrêter et un policier me demande mon téléphone.
Je refuse de le lui donner et prétexte m’être arrêté pour l’heure. Je repars rapidement, content de moi mais fatigué que ce cinéma à propos des photos n’en finisse plus.

Je file vers la frontière. Remplis ma déclaration. Une foule attend avant le bâtiment où se trouvent les douaniers qui contrôlent les passeports, les portiques et les scanners pour les bagages.
Grâce à mon vélo je prends la rampe pour handicapés. Le soldat me fait signe de passer devant tout le monde, au moins 20 minutes de gagnées!
Le douanier valide sans trop broncher ma déclaration et je récupère mes sacoches à la sortie du scanner sans aucune remarque, étonné mais pas moins soulagé de ne pas avoir à les ouvrir une énième fois! Un autre contrôle m’attend. J’engueule en français 2 femmes qui essaient de me dépasser. Elles reculent et les 2 hommes devant moi me font même passer avant eux!
Le douanier tamponne mon passeport après m’avoir seulement demandé d’enlever mon casque et mon bonnet pour s’assurer que je ressemble à la photo du passeport! Je suis un peu étonné qu’il ne vérifie pas plus que ça mes reçus d’hôtel. En effet en Ouzbékistan, il est obligatoire de se faire enregistrer dans les hôtels pour le service d’immigration, au moins une fois toutes les 72h. N’ayant pas dormi à l’hôtel toutes nuits (CS, train de nuit) j’appréhendais un peu également. J’avais même pris le soin de prendre un reçu dans une ville et de le faire remplir en écriture russe par un type sympa dans une gare!
Arrivé au bâtiment de la frontière kazakhe je découvre dans le hall une énorme foule devant environ 8 guichets ouverts. De longues queues. Je me fraie difficilement un chemin avec mon vélo chargé et patiente dans la dernière queue. Je demande si je peux avancer car il me reste 100km et il est désormais 14h00 passées avec un nouveau fuseau horaire. La nuit devrait tomber vers 18h30. Les kazakhes sont plutôt compréhensifs et je peux passer devant beaucoup d’entre eux. L’officier me prend en photo et tamponne mon visa. En tant que Français, depuis des accords passés en juillet je n’ai pas besoin de visa.
En sortant, un Ouzbèque me demande de l’aide. Je charge un de ses 2 énormes sacs remplis de je ne sais quoi (matelas peut-être ?) en m’ayant assuré que ce ne sont pas des narcotiques!20151107_124804.jpgUn dernier contrôle de passeport et je passe la dernière porte.
Dès la sortie j’échange mes SUM ouzbèques restants contre des Tenge kazakhs. Le taux de change est plutôt bon par rapport à ce que j’avais vu sur internet.
Les chauffeurs de taxi sont très curieux et me posent plein de question. Ils prennent même des photos avec moi. E me renseigne sur le prix de la course (de 100km) jusqu’à Chymkent, au cas où. Pas trop cher apparemment.
Il est toujours intéressant de voir quelles voitures circulent dans chaque pays. Évidemment en tant qu’ancienne république soviétique, de nombreuses Lada y roulent, comme partout en Asie, pas mal de japonaises et surtout coréennes (Hyunday et pas mal de Daewoo ici) mais je note qu’il y a surtout beaucoup (de vieilles) allemandes. Des vieilles Volkswagen (Passat, Golf), des Mercedes bien-sûr, quelques BMW, pas mal d’Opel mais surtout le modèle populaire ici l’Audi 100!
Je dois désormais rouler 100km jusqu’à Chymkent, ville de 560’000 habitants que j’espère atteindre pas trop tard, si possible avant la nuit mais ça semble compliqué.
La M39 indiquée comme une autoroute sur ma carte est en fait en construction. Ce sera donc une route classique à 2 voies avec un trafic «normal».
Je croise quelques charrettes tirées par des ânes. J’en dépasse même une chargée du père, de la mère et de leurs 2 garçons. Ils me saluent chaleureusement. Comme de nombreux Kazakhs. En fait, comme en Ouzbékistan je trouve les locaux très polis. Les paysages sont un peu vallonnés. Des espèces de grandes steppes souvent cultivées. Du coup la route est faite de montées puis de descentes.
Lorsque l’autoroute en construction semble praticable je n’hésite pas à y rouler. Je note que des machines de chantier porte l’inscription « China ». Je suis un peu étonné mais c’est vrai que la Chine n’est pas loin. Ce qui est plus étonnant c’est que la main d’œuvre semble aussi chinoise, sans doute malgré tout moins chère que les locaux, même ici. Après avoir roulé environ 5km sur une superbe chaussée béton toute neuve, je note qu’un ouvrage d’art semble impossible à traverser. Les Chinois me font signe que je ne peux pas aller plus loin. Ne voulant pas faire demi-tour je continue malgré tout pour faire les 200mètres et passer sous le pont en construction.
C’est alors mon premier embourbement. Impossible de rouler dans cette boue. Je dois pousser mon vélo bloqué. C’est très physique. Le vélo ne roule plus, il glisse. Et mes chaussures sont alors pleines de boue! J’y arrive malgré tout! Je rejoins la route avec les voitures et nettoie mon vélo peu après. 2 jeunes frères curieux viennent regarder et même m’aider!20151107_161157
Je repars, la nuit commence à tomber. Je dois alors grimper le col de Kazygurt. La température a baissé, il doit faire 4°C. Quelques gouttes tombent, C’est presque de la neige. Au col je m’arrête et un fourgon dont le moteur fume s’arrête à côté de moi! J’entame la descente. Il fait nuit noire. Je prends de la vitesse et vais aussi vite que les voitures. Environ 40 à 50 km/h au plus. Peu me dépassent. Je n’y vois pas grand-chose lorsque des voitures viennent en face. Leurs phares m’éblouissent. J’espère ne pas rouler dans n nid de poule. Non seulement ce serait plutôt dangereux mais je doute que mes pneus apprécient…
Miraculeusement après environ 10 minutes de descente je suis sur le plat sans avoir roulé dans un nid de poule. J’en ai évité quelques-uns de justesse. Il doit rester encore 30 kilomètres. Je roule sur une route médiocre dans le noir. Le trafic a baissé. Vers 19h30 ce que je redoute se produit. Un énorme nid de poule que je ne peux éviter. Le choc est si violent que ma sacoche de guidon s’ouvre et ce qui s’y trouve est projeté au sol. Aucun véhicule ne me suit. Je m’arrête au plus vite et file ramasser mes affaires, dont mon téléphone… Mes clefs ont disparu. Je ne les trouve pas sur la route! En fait le collier auquel elles sont attachées est resté accroché à une manette du guidon! De retour au vélo j’inspecte les roues. Pour la première fois du voyage c’est la roue avant qui a crevé. Au milieu de nulle part, il ne me reste plus qu’à réparer. C’est parti pour le démontage et mettre la chambre à air que j’avais réparée à Samarcande. Après 30 minutes je regonfle. En vain. Je verrai le lendemain que, comme souvent, la chambre à air est désormais trouée au niveau de la valve. Irréparable.
Démotivé, je décide de finir les 25km environ en chargeant mon vélo dans un véhicule. J’ai noté que pendant ma réparation, absolument aucun véhicule n’a jugé utile de s’arrêter pour me demander si tout allait bien. Curieux. Je fais des signes aux véhicules qui arrivent mais aucun ne s’arrête alors que je suis presque au milieu de la route. Quels enc***s ! Finalement c’est un camion Kamaz qui finit par s’arrêter. Je leur demande s’ils veulent bien m’emmener jusqu’à Chymkent. Ils acceptent sans hésiter. Je charge le vélo et les bagages dans la remorque sur les choux! Je monte alors dans la cabine avec les 4 occupants. Ce sont 2 frères et leurs 2 beaux-frères qui vont vendre leurs choux au « bazaar », un espèce de grand marché aux fruits et légumes en périphérie de la ville. Après une bonne demi-heure de route en slalomant entre les nids de poule nous arrivons sur le lieu du marché. Je pensais qu’ils me déposeraient en ville et que je chercherais un hôtel mais ils m’invitent à partager le dîner dans un café du marché et je peux y rester dormir avec eux. 20151107_205248Au menu, une soupe et des plats traditionnels tels le bechbarmak et le manti. Avec du thé et quelques shots de vodka bien costaud! De quoi bien dormir! Epuisé, je m’endors juste après le repas.

  • Jour 137 (dimanche 8/11)
    Chymkent -> Almaty (train 747 km)

Après la galère de la veille, la mission du jour c’est de réparer ma roue. Je me réveille presque seul dans le café vers 8h. Un des 2 frères dort aussi encore. On m’offre un petit-déjeuner. J’attends que la température remonte. Il doit faire 5°C dehors. Vers 9h30 je vais au camion sur le marché.20151108_112607_Pano.jpg J’essaie de réparer ma roue mais je vois que la chambre à air est donc trouée au niveau de la valve. Bonne à jeter. Je tente alors de coller des rustines sur celle de la veille. Avec le compresseur du camion on détecte vite les fuites. 1 de chaque côté, quasi 1cm de large! Impossible à réparer. Sabyl le plus ancien m’emmène pour trouver un magasin qui pourrait la réparer. On attend en vain un taxi. Je vois à quelques kilomètres Chymkent. La ville semble très étendue. Une immense ville avec quasi que des petites maisons traditionnelles d’un seul étage. Et seulement une vingtaine de grands bâtiments vers ce qui ressemble au centre.
Une BMW qui quitte le marché nous prend en stop. On se serre à l’arrière. Sabyl leur explique ma galère et ils rigolent tous!! On s’arrête à 2 garages automobiles qui disent ne pouvoir rien faire. Au 3ème on nous dit encore non mais en insistant un peu, le gars finit par accepter. Il va employer la méthode forte. Des énormes rustines pour bagnole avec la presse. De la vulcanisation de pro. Après 20 minutes et entre quelques pneus de voitures, c’est bon. On plonge ma roue dans une baignoire pour bien vérifier que c’est réparé. Aucune bulle!
Le mécanicien ne nous demande rien. On revient en stop au marché avec un vieillard bien barbu qui nous prend dans son antique Lada!
Je remonte mon vélo au marché constatant que mon rétro a disparu. On fouille la remorque mais il n’est plus dans les choux. Tant pis.
Je file au centre. À la gare. Je rejoindrai Almaty en train. Sur le chemin je paye 200 Tenge (0,6€) pour passer mon vélo au Kärcher. Il en avait bien besoin…
Le prochain train est à 21h30. 3500Tenge pour 700km et 14h de trajet en train de nuit. Je devrai patienter. J’en profite pour aller voir le magasin de vélo dont on m’a parlé. Vélomir, à 4km de la gare.
En attendant un peu je rencontre Sultan.20151108_190658.jpgIl photographie tout de suite mon vélo et me salue chaleureusement. Je lui achète 3 chambres à air Continental avec valves presta. A priori bien meilleures que celles trouvées à Bakou. Le magasin a des BMX et pas mal de VTT Giant, Cannondale et Cube. Du bon matos. Sultan m’offre de quoi manger, du café chaud et un énorme snickers. Avec un autre client/ami on répare mon compteur. Il m’offre la batterie. En fait les batteries du bazar de Bukhara étaient pourries. Il m’offre aussi un rétro à fixer sur le casque. Super sympa. Je patiente dans le magasin. Il partage même sa connexion internet avec moi.
Vers 20h je repars vers la gare. Je patiente au chaud dans le hall d’un hôtel. On m’offre un café du pain, du beurre beurre et des biscuits. Quelle hospitalité!
Vers 21h10 je file à mon train. Je suis dans le dernier wagon, 24. Le contrôleur me pose des soucis. Le vélo semble être un souci. Il veut des sous en plus. Mais au guichet on ne m’a rien dit. Je refuse. Ça ressemble plutôt à du bakchich… Je prends place dans mon wagon. Ma couchette est en hauteur. Impossible de s’y asseoir. Je vais alors vers le wagon restaurant avec mon PC, ce qui me reste de bière. 10 wagons à traverser. Dans l’un d’eux. Des jeunes au crâne rasé m’interdisent de passer. Ça doit être des jeunes militaires. Je force le passage. Le contrôleur du wagon me fait passer quand je dis que je suis français.
Au wagon restaurant, je suis invité à partager la table de Kazakhes.20151109_002026.jpg Je partage ma bière avec eux et eux m’offre plusieurs shots de vodka. Ce sont des travailleurs d’une usine/mine d’uranium en plein no man’s land à 400km au nord de Chymkent. Après 15j de boulot non stop ils rentrent 2 semaines chez eux à Almaty. Ils parlent assez anglais pour discuter. Ils sont très sympas aussi. Vers 00h30, le restaurant ferme. Retour au wagon. Tout le monde dort
J’en fais de même.

  • Jours 138-140 (lundi 9 – mercredi 11/11)
    Jours de pause à Almaty (0 km)

Pas trop visité Almaty, une grande ville assez étendue mais dont le centre semble relativement petit. Beaucoup de grands bâtiments anciens de l’administration. Les montagnes assez élevées et toutes proches. Assez froid en Novembre déjà avec un peu de neige par endroits sur les trottoirs!20151109_233741_pano20151110_143408

MON IMPRESSION SUR CES PAYS:
Après plus d’un mois passé en Iran, pas forcément un exemple de pays de liberté, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre au Turkménistan, souvent décrit comme « la Corée du Nord d’Asie Centrale ». Finalement, ma traversée express ne m’a pas permis de me forger un avis réaliste sur le pays, n’ayant rencontré que peu de monde et pas vu grand-chose en traversant le désert.
Néanmoins, j’y ai retrouvé beaucoup de comportements chaleureux. Je n’oublierai pas ces pompistes qui m’ont sauvé du froid dans leur voiture et m’ont généreusement offert à boire. J’ai également été touché par ce soldat qui m’a spontanément offert son pin’s du drapeau en voyant ma collection sur mon gilet. Ou encore ces policiers à un checkpoint qui m’ont demandé de m’arrêter, non pas pour me contrôler mais par curiosité pour savoir quel était mon voyage.
L’Ouzbékistan fut un pays étrange dans lequel je suis resté un peu plus longtemps mais pas tant que ça non plus. Je n’ai pas du tout apprécié le comportement des policiers qui ont voulu m’arrêter pour de simples photos dans des lieux publics tout à fait anodins, comme une gare ou une avenue quelconque. Je n’ai pas apprécié qu’un civil veuille s’en mêler et les aider à m’arrêter. Je n’ai pas aimé que la douanière bien zélée me fasse perdre 30 minutes à la douane en vidant tous mes médicaments. Je n’ai pas aimé qu’on enregistre mon identité dans un hostel, être obligé de justifier de nuits d’hôtel en étant suivi presque à la trace. Je n’ai pas apprécié la galère que représentait le simple fait de vouloir y retirer des sous.
Le Kazakhstan fut le pays le plus libre où je n’ai eu aucun problème et où même la police m’a conseillé où acheter de l’alcool le soir alors qu’apparemment c’était plus ou moins interdit après une certaine heure! Un pays en plein développement qui s’ouvre plus vite sur le monde que ses anciens voisins soviétiques…

Néanmoins j’ai rencontré des gens sympathiques un peu partout, souvent curieux et assez généreux.
Je regrette que mes problèmes de visa ne m’aient pas permis de profiter un peu plus de la route de la soie, étant pressé par le temps je n’avait que 10 jours pour parcourir 2’000 km.
J’aurais aimé rouler un peu plus dans le désert, pouvoir voir des chameaux (sauvages)…
Cela dit, le temps ne fut pas le meilleur. Le froid sec m’a surpris après m’être habitué au climat doux de l’Iran!
J’ai bien aimé le patrimoine architectural ancien dans ces pays.
Niveau transport, les trains réguliers (souvent de nuit) furent bien pratiques pour alterner vélo et visites.


GB

  • Day 130 (Sunday 11.1)
    Sarakhs
    -> Mary (25 km)
    Mary -> Turkmenabat (train 241 km)

Express crossing of Turkmenistan in less than 2 days despite having a 5 days transit visa.

This Sunday, I wake up at 7 am with a last call to Iran … My phone bugs and alarm no longer works. Thank you LG😒
I take some strength rapidly at breakfast.
The day looks complicated with 100km cycling ahead, a border to cross and pretty crap weather. Rainy and freezing cold, below 10°C 😱
After 4km I arrive at the border before 9am. Leaving Iran is very fast. Police and customs control just check my passport and say goodbye.
The passage of the Turkmen border is trickier. The time difference propels me at 11am (+ 1.5 h). After a pseudo-medical visit where a doctor just takes my temperature, I am asked an extra $ 12 for just a stamp on my passport. The customs seems bothered that I do not know the name of a hotel to stay in the country. The officer takes other people before me. Finally just before noon he finally decides to dab me the visa and tells me I have to wait an hour for my luggage to be controlled while they eat !!
I insist to not unnecessarily lose this time and after losing hope, locked in a waiting room with truck drivers, a comprehensive officer picks me.
My luggage goes through the scanner. I have to open two of them: medicines and PC.
I can finally leave the customs and the soldiers wearing US style cowboy hats! The police also have nice Soviet style uniforms. The officer who checked me reminds me before I leave that Turkmenistan is a democracy, not like Iran!
I have a little smile!
The weather has not arranged. Cold, rain, headwind and poor quality road. 😳
My map does not mention that I have to cross the railway track that I must cycle along. I make a detour by a gas terminal. The main industry of the country, the fourth global reserve.
After 20km I am stopped at a police station beside the road. In fact the 2 policemen are curious and want to know more about me! I leave 10 minutes after a warm talking about cycling, football, etc …
4km later one of the many potholes filled with puddle is fatal to my rear wheel. I have a puncture. You can never really say that it is the right time for a puncture as it always sucks but this one in the middle of the steppe in the cold and rain is really annoying. It is about 2:15pm.. While I repair 2 cars stop to ensure that everything goes well. Toyotas. Indeed the country is filled with toyota cars, more or less recent.
Around 3:00pm. once my bike is fixed all the motivation left me. I wait, shivering, one of the few cars passing. A first one stops but does not go in my direction. A second has no place. The third is good. It’s Kubra, an Iranian-born 50years woman driving alone her Toyota Avalon. She accepts me and the people in the other car even help me load the bike.
She even goes until Mary where I planned to arrive by train.
On the way many police roadblocks litter the path. They check our passports. No problem.
Road signs indicate a risk of camel but unfortunately I do not notice any.
We have a lunch break in a restaurant on the road. Bread, onion and fish from the nearby lake. And… Vodka! It’s been a long time…
We reach Mary after 6:00pm, when the night has already fallen. She asks me $40 for the taxi. I just hate her. And wants $20 more to host me! I rather take a night train to Turkmenabad. She drops me off at the station at 22pm. Her informations are false. The train leaves at 0:12am only. All passengers of the station stare at me. Many curious inspect my bike. While waiting I sympathize with a young truck driver will often delivers in Afghanistan…
I load my bike and my bags in the luggage wagon for a few more Manat. Nevertheless, it is very cheap, 3+3$ for a 5 hours journey!

  • Day 131 (Monday 11.2)
    Turkmenabat -> Olot (72 km)
    Olot -> Bukhara (train 81 km)

Bitter cold arriving at 5am. I found refuge in the car of the attendants of a petrol station.
They offer me even tea room and vodka, some generous shots and even a bottle. Admittedly, it costs nothing here!
I leave around 9am to the border.
After 20km I meet Hans, a 46 years old Dutch Cyclist, who travels Cambodia to London!
We are happy to cross us. Hans lived 4 years in France so we speak French. It’s been a long time. He gives me an inner tube with Presta valve, impossible to find in the bazaar in the morning.
Still 20 km until the border. I overtake an endless line of trucks in 2 directions!
As announced by Hans, it takes 2 hours to cross.
An Uzbek custom officer empties all my medications boxes.
After nightfall I get to Olot where I take a train to Bukhara. A taxi takes me to my host. An illegal thing in this country… I am warmly welcomed and after a small meal I fall asleep, on the floor mats.

  • Day 132 (Tuesday 11.3)
    Bukhara -> Qiziltepa (75 km)
    Qiziltepa -> Samarkand (train 157 km)

Same as yesterday, bike & train, now my daily rhythm!
Uzbeks are really smiling, warm, encouraging and polite.
Very good impression of this country, apart of some kids steeling my sunglasses at the train station…
After 68 km on the highway I arrive at 17h to Qiziltepa where I wait for my train.
While waiting for my train I even discovered a local wedding party. Hyper folk!
I arrive in Samarkand in the middle of the night, at 3am!
Samarkand is classified at UNESCO. It is the 2nd largest city of the country.
The streets are empty. I cycle 1 hour in town to find a hotel.
With wi-fi! very decent standard, hadn’t seen such since a long time, in Georgia.

  • Day 134 (11.5 and a bit of 11.6)
    Samarcande -> Tachkent (38 km) + (train 339 km)

Pfff what a day
Getting up early on this grey rainy Thursday.
Mission is to get cash as I ran out of SUM, the local currency. Officially 1$=2700 SUM.
After breakfast I head to the luxury hotel that has an ATM. Still out of order like the last day. Then heading to close by national bank of Uzbekistan (NBU). Impossible to get cash with my Visa.
So I go to the Kapital Bank. Takes me 20minutes to withdraw dollars. They take my hotel registration receipt and passport. I want to change some dollars in the local currency. Impossible the girl at the desk tells me. WTF is this bank for ?? She tells me to go to the bazaar near the train station. I do so and find a little l place where I get 5700 SUM for each $, good black market rate!
It has been more time consuming than expected. I have to cycle back the 7kms to the hotel and go back to catch the 11.45am train to Tashkent for which I can now pay the ticket in cash as of course paying with a Visa card on this country is impossible…
I cycle quick and pack quick and I manage to finish the 7kms in only about 20mins. But arrive 10mins too late. 😳
Afternoon trains are both fully booked.
Next one available is at 2.11am.
I go back to my hotel and wait until then in the lobby.
I catch the train in the early morning, pretty tired.
I sleep in a sleeping wagon of 8×6=48beds without any compartment.
Arriving in Tashkent at 6.30am.
At the station I see the first express train. I take a pic of it. A policeman comes and asks me to delete the pic which I refuse.
After all it is only a pic and doesn’t harm anybody. It is my souvenir.
And there is no way I will give anybody my phone after what happened in Iran, when the policeman refused to give it back to me. I pass by the policeman and head to the exit where he tells his colleague to stop me. He goes and looks for other policemen. His colleague asks me the camera and tells me pictures are forbidden. I try to force and get out. Some passengers even want to help the policemen and start to touch me. I almost punch those fu***ng idiots.
I manage to get out through the crowd and pedal as quick as possible out of there, proud of me!
On the way to the hostel I want to take pictures of the ugly soviet housing buildings. I stop on the street and start to make a panoramic. Then I hear a voice yelling at me. It is another policeman. He asks me to go on and not to take picture. This time I obey. I better not get arrested.
In fact there are policemen everywhere, every 500meters. Even at each entrance of the Metro stations.
It might feel safe but for a single tourist it is pretty scary.
A bit angry after all this I make it to the hostel. I am opened the door by Sacha.
When I check-in she asks my passport as usual, but also my last hotel registration receipt. She notices that it was only on the 5th. I tell her I came by night train and don’t have one for the last night. She then asks my train ticket as if it was her business, as if she was from the police!
I don’t understand why. I find it like it is going over my privacy space…
Looking forward to leave this dictatorship on Saturday.
Have a look at wikipedia page of Andijan massacre to see what happens in here, how cruel this regime can be…

  • Day 136 (Saturday 11.7)

Tachkent-> Chymkent (100 km) & (Kamaz truck 25 km)

Potholes and icy cold…

I wake up at the same time as my roommate Sacha at the hostel. We do not breakfast together because Sasha prefers to test a « plov », a Kazakh traditional dish. I do not go with hime because I prefer not to leave the hostel to get ready and leave not too late.
Indeed, the day will be long. Approximately 130 km to Shymkent with a border crossing. I now fear the worst at each border with the customs…

  • Day 137 (Sunday 11.8)

Chymkent -> Almaty (train 747 km)

14h train journey from Shymkent until Alma Ata…

  • Days 138-140 (Monday 9 – Wednesday 11.11)
    Days off in Almaty (0 km)

Arriving just on time at the main train station. Almost have a heart attack as I see that my bicycle has disappeared from the wagon. Staff moved it during the night!
Welcomed on the platform by Almas, a very friendly and helpful couchsurfer who picks me up. We have lunch together with a colleague of his in a Georgian restaurant.
We visit his warehouse where I can take a cardboard box to pack my bicycle for the plane. He drops me at the central hostel. I meet fellow cyclist Sam (www.onemanandhiscog.co.uk) for the 5th time in my trip after Mostar, Istanbul, Tbilissi and Baku!
I change the dorm for a more expensive one as an occupant snores continuously !
Blogging, email checking, laundry. Night walk to grab some dinner and beers. It is apparently illegal to sell alcohol after 11pm. Which I ignore. I ask some policemen and despite that they indicate me an « illegal » shop 2km away! Love the Kazakh police. Such a difference with the previous crazy countries I came through. Feeling much safer here!

MY FEELING ABOUT THESE COUNTRIES:
After more than a month in Iran, not necessarily an example of a freedom country, I did not really know what to expect in Turkmenistan, often described as « North Korea of Central Asia. » Eventually my express crossing does not allow me to build myself a realistic view on the country, having met little world and not seen much through the desert.
However, I have found many friendly behaviors. I will not forget those attendants who saved me from the cold in their car and generously offered me drinks. I was also touched by the soldier who spontaneously offered me his pin’s flag after seeing my collection on my vest. Or those policemen at a checkpoint who asked me to stop, not to control me but out of curiosity to know what was my journey.
Uzbekistan was a strange country where I stayed a little longer, but not that much either. I did not appreciate the behavior of police officers who wanted to arrest me for simple photos in quite innocuous public places, like a train station or an avenue. I did not like that a civilian wants to get involved and help them arrest me. I did not like that very zealous custom officer who made me lose 30 minutes at customs by emptying all my medications. I did not like that my identity was recorded in a hostel, having to justify nights at hotels like being followed almost to the trace. I did not like the hassle that represented the simple act of withdrawing cash.
Kazakhstan was the freest country in which I had no problems and where even the police advised me where to buy alcohol at night while apparently it was more or less banned after a certain hour! A developing country that opens faster on the world than its former Soviet neighbors …

However I met friendly people everywhere, often curious and quite generous.
I regret that my visa problems have not allowed me to experience more of the Silk Road, being pressed for time I had only 10 days to cover 2,000 km.
I would have liked to cycle a bit more in the desert to see (wild) camels…
That said, the weather was not the best. The dry cold surprised me after getting used to the mild climate of Iran!
I liked the architectural heritage in these countries.

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