05/9-23/9 (D.73-91) Georgia & Azerbaijan

Carte détaillée / detailed map:
https://drive.google.com/open?id=1yfFLJNlNDFEscwUfpR7iOfwr1aM&usp


1 - drapeau France (For English, please scroll down)

  • Jour 73 (samedi 04/9)
    Jour de pause à Batoumi (20 km)

Journée de « repos » à Batoumi, station balnéaire, grand port et espèce de Las Vegas de la Géorgie, capitale de la région autonome de l’Adjarie.

Coucher de soleil fantastique à côté du parc botanique à l’extérieur de la ville.
Le dernier sur la Mer Noire, peut-être le plus beau.20150905_193644.jpg
Soirée sympa avec les peace corps, ces jeunes volontaires US qui partent faire de la coopération (cours d’anglais et diverses activités avec des jeunes) pendant 2 ans dans un pays étranger, qui logent dans le même hostel que moi!

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  • Jour 74 (dimanche 05/9)
    Batoumi
    -> Dandalo (63 km)

 

  • Jour 75 (lundi 06/9)
    Dandalo
    -> Goderdzi (64 km)

 

 

  • Jour 76 (mardi 07/9)
    Goderdzi
    -> Borjomi (99 km)

 

Jour 74:
Je quitte Batoumi, une véritable surprise pour moi.
Très impressionné par cette ville où les immeubles poussent comme des champignons sur le front de mer.

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Le contraste est saisissant en sortant de la ville vers le Petit Caucase, la chaîne de montagne qui sépare la Géorgie de la Turquie au Sud.
Je traverse alors des quartiers populaires avec des immeubles très délabrés. 20150906_155600_Pano.jpg
Les routes sont de moins bonne qualité.
Je croise de nombreuses vaches qui se promènent sur la route, sans personne pour les les surveiller! Les voitures freinent quand même pour les éviter! Certaines sont carrément couchées au milieu de la route et les véhicules (beaucoup de Lada ou de Mercesdes) les contournent comme si de rien n’était. C’est surréaliste! Mais je vais devoir m’y habituer, il y en aura beaucoup!
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Une fois sorti de Batoumi je n’ai qu’à longer la rivière Acharistskali, dans une vallée calme. La route monte graduellement. Je passe un barrage en construction par une entreprise turque (d’après les panneaux en 2 langues, géorgien et turc) vers 16h.20150906_163004_Pano.jpg
Peu avant 18h, après 35 km, je passe le pont de de la reine Tamar à Makhuntseti. Un pont voûte en pierres volcaniques de la région. Il aurait été construit au  XIIème siècle par les Vénitiens et les Génois. On trouve plusieurs ponts de ce type dans la vallée, des ouvrages assez résistants dans cette zone un peu sismique. L’arche est à 6m au-dessus de la rivière.
J’observe certains baigneurs qui n’hésitent pas à sauter du pont dans la rivière!20150906_174406_Makhuntseti bridge.jpg
D’autres jouent au beach-volley sur les bords.
Seulement quelques kilomètres plus loin c’est sous une grosse structure en béton que je roule. J’imagine que c’est peut-être un oléoduc ou alors une conduite hydraulique?20150906_175814_Pano.jpg
La route continue à serpenter dans la vallée, passant à travers de nombreux endroits dignes d’intérêt, comme des vieilles fermes plus ou moins abandonnées, des passerelles suspendues, un petit barrage, le chantier d’une petite église orthodoxe, quelques cascades. Parfois ce sont des vaches qui me croisent, toujours en totale liberté!

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Avant 19h c’est la petite église orthodoxe en pierres de Zvare qui est au bord de la route. Elle fut construite dès le XIème siècle en tant que forteresse pour défendre la vallée.
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Je poursuis alors ma route vers le col et après 20h, une fois le soleil couché, je trouve un endroit tranquille, en contrebas de la route, au bord de la rivière pour planter ma tente.
Avant de m’endormir je découvre avec stupeur un frelon sous la toile de tente. J’arrive finalement à le faire partir…

Jour 75:
20150907_072047_Pano.jpgLes mots me manquent pour décrire la Géorgie… Ou plutôt il y aurait tant à dire sur ces paysages, ces klaxons, ces encouragements, ces sourires, cette invitation touchante de 2 « vieux » à boire du vin, cette route que je n’oserais même pas appeler une route…
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Ce lundi fut une étape très dure, comme la veille. Mais les paysages et tout le reste en valaient sans doute la peine. L’objectif initial de Borjomi était impossible, encore à 100 km, mais passer le col de Goderdzi (2’025m) fut déjà une satisfaction, couronnée par un superbe coucher de soleil sur les crêtes.20150907_193643.jpg
Camping sauvage dans la forêt.

Jour 76:
J’ai sans doute bien fait de ne pas lire ceci avant la nuit:

« Il faut dire que depuis Batumi, tout le monde m’a déconseillé de séjourner dans cette foret: depuis l’incendie d’une partie du parc national de Borjomi l’an dernier (consécutif au bombardement de la ville par l’armée russe), une grande quantité de la faune sauvage aurait migré dans cette région. Les autorités, les rangers, les villageois, tous déconseillent unanimement de se balader dans cette forêt à cause des loups et des ours… » sur le blog http://www.sylvain-autourdumonde.com/article.php?id=72
Les empreintes de loups ou d’ours trouvées ce matin montrent bien que les forêts abritent une certaine faune…20150908_083650_Pano.jpg
Une centaine de kilomètres à pédaler ce jour.
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La route est toujours chaotique sur une vingtaine de kilomètres. vers midi à Zarzma elle redevient enfin goudronnée. Et plus plate. Je longe désormais la rivière Kvabliani puis la Koura dans laquelle elle se jette.
Je prends un excellent déjeuner à Akhaltsikhe, ville de 18’000 habitants dominée par la forteresse du château Rabati.20150908_151531.jpg
Encore 50 km le long de la Koura.
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Puis j’arrive avant 19h dans la ville de Bordjomi, ville de 12’000 habitants et station balnéaire grâce à ses eaux minérales réputées.
L’entré de la ville est marquée par de hauts et vieux immeubles soviétiques aux couleurs et formes plutôt étonnantes.

Après 2 nuits en camping sauvage je m’offre une nuit au Borjomi Palace, un très bel hôtel dans un imposant bâtiment qui surplombe la ville et la vallée.20150909_003758.jpg Je profite de la piscine pour me relaxer les muscles, mis à contribution ces derniers jours dans les montagnes!

  • Jour 77 (mercredi 08/9)
     Borjomi -> Tbilissi (165 km)

 

  • Jours 78-80 (jeudi 09 – samedi 12/9)
    Jours de pause à Tbilissi
    (23 km)

  • Jour 81 (dimanche 13/9)
    Tbilissi
    -> Agstafa (133 km)

 

Jour 77:
Je prends un copieux petit-déjeuner avec vue sur la vallée. Gros mal de bide suite vraisemblablement à un excès de vitamine C. Je suis si malade que dans un premier temps je renonce à pédaler jusqu’à Tbilissi. Gori, ville natale de Staline, suffira. Espérons que les Imodium et l’eau thermale de Borjomi soient efficaces…
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Mais ce mercredi est la journée de tous les extrêmes!
Plus mauvaise condition physique au départ.
Plus longue étape finalement!
Plus grosse moyenne sur un jour : >24 km/h!
20150909_171920.jpgPlus haute vitesse max : 77,9 km/h!
Je n’oublierai pas ce 77ème jour du 9/9.
Côté superstition je me rappelle que c’est le 13ème jour que j’ai eu mon seul accident pour l’instant…20150909_204313.jpg

Jour 79 :
Je profite de Tbilissi, jolie ville. Peut-être la dernière avec autant de liberté avant longtemps…20150911_160509_Pano.jpg
Ce soir, gros concerts, gratuits! Kryder & Fatboy Slim se produit dans le cadre d’un festival gratuit sur le circuit de Roustavi.Screenshot_2015-09-12-13-38-35.png

Jour 81:
Je ne pouvais pas quitter Tbilissi sans avoir fait un tour dans le métro.
Le 4ème réseau construit sous l’ère soviétique après Moscou et St Petersbourg, sur le modèle de celui de Kiev. Première ligne de 6 stations inaugurée en 1956.
St Petersbourg d’où viennent d’autres cyclotouristes croisés, eux allant jusqu’à Batoumi pendant 10 jours.

Je quitte Tbilissi par un axe secondaire pour ne pas prendre l’autoroute. Route peu empruntée mais souvent en très mauvais état.20150913_142015.jpg
Je me dirige vers le poste frontière au bord du lac de Jandari, repéré sur cartes internet.
En traversant un gros complexe industriel.
J’aperçois aussi une centrale nucléaire. La première depuis la Suisse.

Après 53 km, grosse déconvenue à la frontière, le poste est fermé, les soldats ne me laissent pas passer. Il est 17h15, heure GMT+2.
Demi-tour, je dois contourner le lac et 20 km plus loin, à Vakhtangisi, arrivée à un autre poste ouvert depuis 2 mois. Averse en guise d’au-revoir de la Géorgie. La première pluie depuis la Suisse. Décidément!
1h avec les douaniers et soldats azéris qui passent mes bagages au scanner et vérifient longuement mon visa par téléphone… La nuit est tombée. Il est désormais plus de 21h, GMT+3. Ils me déconseillent de continuer à rouler la nuit, à cause de loups (sic). Pourtant je ne traverse aucune forêt. Je dois plutôt batailler avec des chiens. Je devine des paysages de steppes dans l’obscurité. Les étoiles brillent au-dessus de moi. La route est de bien meilleure qualité, les Azéris entretiennent bien mieux leurs routes que les Géorgiens…
Après 117 km je suis une nouvelle fois contrôlé à un poste de douane (??).
Après 133 km, vers minuit, je m’arrête à Agstafa dans le 1er hôtel où le réceptionniste ne parle ni anglais, ni russe. Il m’offre quand-même le thé et cette journée « galère » se termine heureusement bien avec une belle victoire de l’OM!

  • Jour 82 (lundi 14/9)
    Agstafa -> Gandja (106 km)

 

  • Jour 83 (mardi 15/9)
    Gandja
    -> Agdas (116 km)

 

Jour 82:
20150914_122732.jpgQuel jour (encore!)
Selfie avec staff de l’hôtel.
Tellement d’encouragements, qui font réaliser qu’on est vraiment un étranger et qu’ils ne semblent pas en voir souvent.
« Président » local (ou son père Heydar Aliyev) en portrait géant partout ou presque.20150914_124512.jpgPolice partout en grosse BMW qui monte à 260 km/h.
Rencontre avec un couple de cyclos français, Andjali et Camille de Chambéry, qui roulent de la France jusqu’en Inde!
Nous roulons tous 3 quelques kilomètres ensemble après avoir partagé le déjeuner.20150914_162030.jpg
Tortue, encore.20150914_181434.jpg
Coup de pompe après faux plat et vent de face puis coucher de soleil.
Contrôle de police après 21h qui fait bien ch*** mais qui se transforme en moment super sympa lorsqu’ils m’offrent à manger et même le gîte au commissariat (en France d’habitude on n’a pas le choix de passer 1 nuit au poste!)
Hôtel pourri…
Pfff quelle journée… Quel pays!

Jour 83:
Réveil tardif et ensoleillé, petit-déjeuner rapide et « basique » à l’hôtel.
Je récupère mon vélo dans le local.
Sortie rapide de la 2ème ville du pays vers l’autoroute. Toujours ces entrées magistrales avec fausses murailles!20150915_131631.jpg
70 km de quasi ligne droite dans des plaines plutôt désertes. Route assez ennuyeuse au final. Des pêcheurs vendent leurs poissons au bord de la route.20150915_153427.jpg
Il fait à nouveau bien chaud.
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Après Yevlax je quitte l’autoroute principale pour longer une chaîne montagneuse. Vers 19h15 petite frayeur lorsqu’un autocar qui dépasse une voiture se retrouve face à face avec moi. Juste le temps de l’éviter en me déportant sur le bas-côté…
Je trouve un motel à la sortie de la ville (curieusement ils sont souvent excentrés) fraîchement ouvert il y a 1 mois. Si neuf qu’en rentrant de dîner je n’arrive plus à rentrer dans ma chambre. Après 20 minutes les gens de l’hôtel finissent par défoncer la porte!!
Décidément je ne suis pas très chanceux avec les hôtels dans ce pays!

  • Jour 84 (mercredi 16/9)
    Agdas
    -> Ceyli (107 km)

 

  • Jour 85 (jeudi 17/9)
    Ceyli -> Hajigabul (107 km)
    Hajigabul -> Bakou (taxi 122 km)

 

Jour 84:
Fatigué de la veille je me lève tard et pars seulement vers midi.
Je longe les montagnes du Dyubrar.20150916_144333.jpg
Après 20 km je m’arrête à Göyçay, ville de 80’000 habitants environ pour acheter une carte papier, chose que personne ne semble utiliser dans ce pays!
Je demande de l’aide au poste de police et un jeune lieutenant détective m’aide. Il parle anglais, ayant appris tout seul pour comprendre les films! Avec son collègue il m’emmène en ville dans une Mercedes. Au 3ème magasin nous trouvons une carte qu’il m’offre. Il me propose même de m’héberger si besoin. Il me laisse son numéro en cas de problème. Un contact utile et très sympa!
Je continue et achète des grenades à Raoul au bord de la route. Il veut me les offrir mais je lui donne quand même 1 Manat symbolique. Je fais une petite pause au bord de la route pour en manger une bien juteuse.20150916_153341.jpg
Après 95 km à travers de beaux paysages j’arrive à Ağsu.
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Pas trop motivé d’aller jusqu’à Şamaxı 20 km plus loin mais dans les montagnes. Je
20150916_205856.jpgcherche un hôtel mais le premier a apparemment été fermé sur décision du président et le second est complet. Je continue donc de nuit sur une route de 33 km en ligne droite direction Kürdəmir où il y a une gare… Peu de trafic, des animaux bizarres traversent devant moi, genre daim ou lynx… Un hérisson un peu suicidaire s’arrête au milieu de la route. Je m’arrête et le déplace moi-même.
Je plante ma tente vers 21h dans un pré un peu à l’écart de la route. J’observe les éclairs au loin dans les montagnes. Un choix judicieux d’avoir changé mon itinéraire, me dis-je!

Jour 85:
Après une nuit partiellement pluvieuse et des bruits d’animaux un peu bizarres (chacals?) je suis réveillé à 7h00 par la police qui ouvre ma tente. Je leur dis que je suis français, ils repartent…
Un berger passe avec ses troupeaux de vaches et moutons pendant que je remballe mes affaires.20150917_073726.jpg
Sur la route un policier est seul. Je crains qu’il m’attende pour me verbaliser. En fait non, il m’explique que je dois partir car le président va passer. Tous les 200m et à chaque intersection il y a un policier en uniforme. De très nombreuses voitures de police patrouillent. Après 10 km, arrivé à Kürdəmir, des guirlandes et des bouquets embellissent l’entrée de la ville. Ils repeignent même les lignes au sol! 20150917_085506.jpg
Je cherche la gare. On m’y apprend que les trains sont annulés à cause de la visite du président.
Je continue en espérant trouver un train à la gare suivante. L’autoroute a été fermée. La police m’arrête et me demande d’attendre 30minutes que le convoi présidentiel passe. Je demande un thé puis en profite pour nettoyer mon vélo avec le Kärcher de la police!20150917_102833.jpg
Je repars mais aucun train dans les petites gares et parfois même pas de gare! Je me résous à rouler jusqu’à Hacıqabul, 90km plus loin, qui semble être une plus grande ville.
L’autoroute M2 est une ligne droite interminable au milieu des steppes.20150917_152032_Pano.jpg
Je note que mon compteur m’indique être sous le niveau de la mer. Ce n’est pas un bug…20150917_172804.jpg
Vers 16h je fais une longue pause. Un fort vent de face me ralentit.
10 km plus loin je trouve la gare espérée mais guichet fermé. Un policier (oui il y en a souvent…) et d’autres hommes m’informent que le prochain train vers Bakou est à… 4h du matin! Ils me disent qu’un taxi me coûterait 20 Manat.
C’est Vıktor qui m’emmènera donc en Mercedes (1997) pour 1h30 de route avec conduite sportive et pointes à 160km/h! Il prend soin d’appeler un ami policier pour savoir où sont installés les 3 radars mobiles!!!
Je trouve mon hostel dans la vieille ville, mission accomplie!

  • Jours 86-88 (vendredi 18 – dimanche 20/9)
    Jours de pause à Bakou
    (23 km)

Ville étonnante que Bakou, « la cité des vents » en langue azérie. En effet, à la pointe de la péninsule et faisant face à la Mer Caspienne (en fait, plutôt un lac géant qu’une mer, dont la surface est d’ailleurs sous le niveau des océans) subit de forts vents.20150919_234628.jpg
La capitale de l’Azerbaïdjan, avec 2,4 Mio d’habitants, est en fait plusieurs villes en une.
Elle abrite en centre-ville médiéval encerclé par des remparts récemment retapés, le tout  classé à l’UNESCO.
Son centre historique dont les magnifiques bâtiments en pierre de son glorieux passé lié au boom pétrolier du début du XXème  siècle et la vie culturelle qui l’accompagnât lui valurent le surnom de « Paris du Caucase ».
À cela vient s’ajouter les nouveaux bâtiments hyper modernes qui font de Bakou une espèce de Dubaï de la mer Caspienne. Tours, bâtiments d’affaires, hôtels, ponts et routes ont poussé comme des champignons ces dernières années, dopés par le pétrole qui alimente l’économie de cette ancienne république soviétique.

Pour remplacer mon Schwalbe Marathon défectueux j’ai pu trouver un nouveau pneu dans un magasin de vélo de Bakou, acheté au prix fort, 35€ !
Un Kenda, une marque que je ne connaissais pas, mais qui visiblement est répandue en Asie et aux Amériques. Il me dépannera jusqu’à Bangkok, subissant 6 crevaisons…
Comble de malchance, sur le chemin du retour du magasin de vélos, je crève en pleine ville, devant prendre un taxi jusqu’à l’hostel!

J’ai aussi pu faire ma demande de visa pour l’Ouzbékistan. L’avantage c’est qu’on n’a pas besoin de laisser son passeport. On peut le récupérer dans un autre consulat. Je le ferai à Téhéran où je pense arriver d’ici 2 semaines…

  • Jour 89 (lundi 21/9)
    Bakou
    -> Sanqaçal (47 km)

 

  • Jour 90 (mardi 22/9)
    Sanqaçal
    -> Qarazancir (170 km)

 

 

  • Jour 91 (mercredi 23/9)
    Qarazancir
    -> Astara (117 km)

 

Jour 89:
Courte étape pour quitter Bakou (47 km) après être parti seulement en début d’après-midi et avoir fait remplir des papiers aux services d’immigration par précaution, le matin.20150921_201547_Pano.jpg

Avant que la nuit ne tombe totalement, au milieu de nulle part ou presque, je plante ma tente dans un no man’s land le long d’une voie ferrée empruntée par quelques trains de voyageurs et d’interminables trains de fret constitués quasi uniquement de wagons-citernes!20150922_071926

Jour 90:
Les records sont faits pour être battus.
Plus longue étape jusqu’à présent.
Me fais réveiller vers 7h par un des nombreux trains de fret (pétrole) qui passe devant ma tente.
C’est parti pour 60 km d’autoroute parfois au milieu de vraiment nulle part.
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Après 60 km l’autoroute se finit. La portion suivante est en chantier mais la chaussée est finie. Je me fais un kiff, rouler sans voiture, sans klaxon, sans personne, enfin!20150922_131650_Pano.jpg
Malheureusement au bout de 5 km la piste est vraiment en travaux, à l’état brut. Je rejoins la route normale.
À Salyan, après 90 km, avant 16h je tente de trouver un train vers le sud pour gagner un jour. Mais le prochain est à 5h du matin. Bof. Tant pis l’Iran attendra un jour de plus. Je pédalerai jusqu’à la frontière.

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Salyan train station

De là je trace. Parti pour pulvériser mon précédent record je suis ralenti par un vent de face et la conduite de certaines voitures de nuit ne m’incite pas à trop persévérer.
Je trouve un vignoble clôturé où je serai tranquille pour la nuit.

Jour 91:
Dernier jour et dernière nuit en Azerbaïdjan. Pays très marqué selon moi entre la différence entre Bakou, la capitale très développée et le reste du pays bien plus rural…
Réveil au lever du soleil au milieu des vignes (pensées pour mes amis qui font les vendanges en ce moment).20150923_073955_pano
Route principale avec comme toujours des vendeurs le long de la route. Fraises, patates, grenades, potirons…20150923_100142.jpg
Vaches, routes plus verdoyantes le long de la montagne. Et toujours ces Azéris qui me klaxonnent, me hurlent dessus ou me sifflent.
Et ces bords de chaussée défoncés. Vraiment fatiguant à force.
Vivement l’Iran… Demain matin.

Juste après Astara, la ville frontière où je dors ce soir.20150923_174216_Pano.jpg

 

MON AVIS SUR CES PAYS:
La Géorgie et l’Azerbaïdjan furent 2 surprises.
Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. La Géorgie m’a fait une très forte première impression en découvrant Batoumi, une ville moderne en plein développement. Un contraste existe clairement néanmoins entre les zones urbaines et rurales. Les campagnes semblent assez pauvres. Cette différence est encore plus marquée en Azerbaïdjan où bakou se distingue clairement du reste du pays, y compris de Gandja la deuxième ville du pays.
Ces pays sont très centralisés, sans doute un héritage de la période soviétique, et il existe une grande concentration de la population dans la capitale.
Les routes n’étaient clairement pas les meilleures du voyage! Je retiens la gentillesse des gens. Beaucoup étaient curieux et voulaient leur selfie avec moi. Je retiens aussi la forte présence policière en Azerbaïdjan. Jamais je n’ai rencontré autant la police dans un pays. Fort heureusement ça ne s’est jamais mal terminé. 

 


GB

  • Day 73 (Saturday 9.04)
    Day off in Batoumi (20 km)

Day « off » in Batumi, sea resort, main harbor and kinda Las Vegas of Georgia, capital of the autonomous Republic of Adjara.
Fantastic sunset over the Black Sea, maybe the most beautiful.
Nice evening with the peace corps, those young US volunteers who spend 2 years in a country abroad for cooperation (i.e. teaching English and organizing activities with local kids), who stay at the same hostel!

  • Day 74 (Sunday 9.05)
    Batoumi
    -> Dandalo (63 km)

  • Day 75 (Monday 9.06)
    Dandalo
    -> Goderdzi (64 km)

  • Day 76 (Tuesday 9.07)
    Goderdzi
    -> Borjomi (99 km)

Day 75:
I don’t find enough words to speak about Georgia. Or maybe there would be so much to say about it. About these landscapes, these horns, these supports, these smiles, this touching invitation of 2 old men to drink wine with them, this road that I wouldn’t even dare naming a road…

This Monday has been very tough day, like the day before. But the sceneries and all the rest were definitely worth it.
My initial target of Borjomi was impossible, still 100km far away, but passing the pass of Goderdzi (2’025m) was already a satisfaction, topped by a great sunset over the mountains.
Wild camping in the forest.

Day 76:
I better not have read
this blog of Sylvain before. Indeed the footprints of wolves or bears discovered thismorning showed me that these forests host some animals…

  • Day 77 (Wednesday 9.08)
    Borjomi
    -> Tbilissi (165 km)

  • Days 78-80 (Thursday 09 – Saturday 9.12)
    Days off in Tbilissi
    (23 km)

Day 77:
I have a rich breakfast with view over the valley. Big stomach ache after probably an excess of vitamine C. At first I feel so sick that I forget about pedaling until Tbilisi. Gori, birth town of Staline, will be enough. Let’s hope that Imodium and thermal water of Borjomi will be efficient…

But this Wednesday is the day of the extremes!
Worst physical condition at start.
Longest leg in the end!
Highest daily average speed : >24 km/h!
Highest top speed : 77,9 km/h!
I will not forget this 77th day of 9.9.
Considering superstition I remember that on the 13th day I had my only accident so far…

Day 79:
Still enjoying Tbilisi, nice city. Maybe the last one with so much freedom before long time…
Tonight, big gigs, for free! Fatboy Slim plays at Rustavi International Motorpark as part of the global gathering 2015 festival.

  • Day 81 (Sunday 9.13)
    Tbilissi
    -> Agstafa (133 km)

  • Day 82 (Monday 9.14)
    Agstafa
    -> Gandja (106 km)

  • Day 83 (Tuesday 9.15)
    Gandja
    -> Agdas (116 km)

Day 81:
I couldn’t leave Tbilisi without having a look at the metro. The 4th network built during the Soviet period, after Moscow and St Petersburg, based on the Kiev Metro.
First line of 6 stations was inaugurated in 1956.
St Petersburg, where 4 cycle tourists came from, they were heading to Batumi.

I leave Tbilisi on a secondary road to avoid the motorway. Not a busy road but often in very poor condition.
I head to the border on Jandari lake, which I saw on an internet map.
Cycling across a big industrial area. I also see a nuclear power plant, the first since Switzerland.
After 53 km, at the border, big fail. It is closed, the soldiers don’t let me go. It is 5.15pm GMT+2. I have to cycle back.
20 km later, in Vakhtangisi, arrival at another custom opened since 2 months. Rain shower as a goodbye from Georgia. The first rain since Switzerland. Again !
1h spent at the custom control with custom officers and soldiers. Night has fallen, it is now over 9pm, GMT+3.
They advice me to stop cycling because of the wolves (!). But I am not afraid. I struggle more with dogs. I don’t even go through any forest. I rather can recognize steppes landscapes in the darkness. The stars shine in a clear sky over me.
The road is much better quality. Azeri take more care of their roads than Georgians…
After 117 km I am once again controlled at another custom. (??)
After 133 km, around midnight, I stop at Agstafa in the 1st hotel I see. The receptionist doesn’t speak English nor Russian. He still offers me tea and this hard day ends happily with a clear win of Olympique de Marseille.

Day 82:
What a day (again!)
Selfie with hotel staff.
So many encouragements from local population. Makes you realize you are really a stranger and they are not used to see many I think.
Local « President » on large portraits almost everywhere.
Police almost everywhere on big BMW that goes up to 260km/h.
Meeting with a pair of French cycletourists.
We will be cycling the 3 of us after sharing lunch.
A turtle again.
Lack of energy after fake flat and head wind, then sun set.
Police control after 9pm that really su**s but turns into really fun time after they offer me a meal and even to stay sleeping at the station (usually in France you don’t have much choice!)
Shitty hotel…
Pfff, what a day… What a country!

Day 83:
Late and sunny wake-up. Quick and « basic » breakfast at the hotel.
I get back my bike from the room.
I get quickly out of the country’s 2nd biggest city. Still these traditional fake fortress walls at the entrance!
70 km of almost straight road in rather desert plains. Pretty boring road after all. Some fishermen sell their fishes along the way. It feels quite hot again.
I leave the main motorway to cycle along a mountain range. At about 7.15pm, I am head to head with a bus that overtakes a car. I can just avoid it going on the roadside. Bit scary!
At the end of the city (curiously hotels are rarely in the very center) I find a newly opened hotel, since 1 month, so new that after coming back from dinner I can’t open my room door. After 20 minutes the hotel staff end up breaking the door!!
I am really unlucky with hotels in this country!

  • Day 84 (Wednesday 9.16)
    Agdas
    -> Ceyli (107 km)

  • Day 85 (Thursday 9.17)
    Ceyli -> Hajigabul (107 km)
    Hajigabul -> Bakou (taxi 122 km)

Day 84:
Tired from the day before I get up late and leave only after 12am.
I cycle along the Duybrar mountain range.
After 20 km I reach Göyçay a city of about 80’000 inhabitants and want to buy a paper road map, something nobody apparently uses in this country!
I ask for help at the local police station and a young lieutnant and detective helps me. He speaks English which he learnt on his own to understand movies. His colleague drives us to the center in a Mercedes. In the 3rd shop we find a map which the detective offers to me. He even offers to host me if I need. He gives me his phone number if I need any help. A useful and very friendly contact!
I keep cycling and buy grenades from Raoul on the road. He wants to offer them to me but I give him 1 manat.
Just after I have a juicy break to eat one.
After 95 km I arrive in Ağsu. Not very motivated to cycle another 20 km to Şamaxı over the mountains. I look for an hotel but apparently the 1st one has been closed by the president and the second one is fully booked. So I carry on cycling at night on an all-straight 33km road to Kürdəmir, where there is a train station…
Some bizarre animals like lynx cross in front of me. A suicidal hedgehog stops in the middle of the road. I move it myself.
At 9pm I set my tent in a field a bit away from the road. I observe the thunders over the mountains and tell myself it was a wise decision to change my route!

Day 85:
After a partially rainy night with some bizarre animals screams (jackals?) I am woken up at 7am by policemen who open my tent. I tell them I am French and they leave…
A shepherd passes by with his cows and sheep while I pack.
On the road a single policeman remains. I am afraid that he waits for me to give me a fine. In fact no, he explains me that I have to go because the president will pass by! Every 200m and at every crossing there is a policeman along the road. Many many police cars are patrolling.
After 10km in Kürdəmir the city entrance is decorated with bouquets and garlands. They even make fresh paint on the road lines!
I look for the train station. I am told there that all trains are cancelled for the day due to the presidential visit.
I keep going, hoping I can find a train at the next stations. The motorway us closed. The police stops me and asks me to wait 1/2 hour until the president passes by. I ask for some tea and take advantage of the police Kärcher to clean my bicycle!
I can go again but no passenger trains in the small train stations and sometimes even no train station! I decide to make it until Haciqabul, 90km further, which looks like a bigger city.
The M2 motorway is a boring flat straight
road through a no-man’s land.
I notice that my bike computer says I am now below sea level. Ain’t a bug…
At 4pm I have a long break. A heavy head wind slows me down.
10 km after I find the train station but closed desk.
A policeman (yes there are many…) and other men inform me that the next train to Baku is at… 4am!
They also tell me a taxi would cost me about 20 Manats.
It is Viktor who will drive me in his Mercedes (1997) for a sporty 1h30 drive with some top speed of 160 km/h. He took care to call a police friend who told him where 3 radars were installed!!!
I find my hostel in the old city, mission completed!

  • Days 86-88 (Friday 18 – Sunday 9.20)
    Days off in Bakou
    (23 km)

A surprising city, Baku, the « city of winds » in Azeri language. Indeed, at the tip of the peninsula and facing the Caspian Sea (in fact, rather a giant lake than a sea, whose surface is also under ocean level) experiences strong winds.
The capital of Azerbaijan, with 2.4 million inhabitants, is actually several cities in one.
It houses a medieval city surrounded by ramparts renovated recently, listed on the UNESCO.
Its historic center with beautiful stone buildings from its glorious past linked to the oil boom of the early 20th century and the cultural life that came with earned it the nickname « Paris of the Caucasus ».
To this adds the new hyper-modern buildings that make Baku a sort of Dubai of the Caspian : Sea. Towers, business buildings, hotels, roads and bridges have mushroomed in recent years, boosted by oil that fuels the economy of this former Soviet republic.

To replace my defective Schwalbe Marathon I could find a new tire in a bike shop in Baku, bought at full price, € 35!
A Kenda, a brand I didn’t know about, but that is apparently widespread in Asia and the Americas. It will help me out until Bangkok, suffering 6 puncture…
To make matters worse, on the way back from the bike shop, I have a puncture in the city, making it compulsory to take a taxi back to the hostel!

  • Day 89 (Monday 9.21)
    Bakou
    -> Sanqaçal (47 km)

  • Day 90 (Tuesday 9.22)
    Sanqaçal
    -> Qarazancir (170 km)

  • Day 91 (Wednesday 9.23)
    Qarazancir
    -> Astara (117 km)

Day 89:
Short leg to leave Baku (47 km) after starting only early in the afternoon and having filled out paperwork for immigration as a precaution in the morning.
Before night falls completely in the middle of nowhere or so, I pitch my tent in a no man’s land along a rail track used by some passenger trains and endless freight trains consisting almost entirely of tank cars!

Day 90:

Records are made to be broken!
Longest leg so far : 170 km.
Get woken up around 7am by one of the many morning freight (petrol) trains that passes in front of my tent.
Let’s cycle 60 km of motorway, sometimes really in the middle of nowhere.
After 60 km the motorway is over. Next section is under construction but the pavement looks ok. I offer myself a ride without cars, without horns, a peaceful ride at last!
Unfortunately after 5 km the road is only gravel so I catch up the main road.
After 90 km, before 4pm in Salyan I try and catch a train to the south to save a day but unfortunately the next one is at 5am.
F**k it. Iran will wait another day. I will cycle all the way to the border.
From this moment I am cycling as much as I can. Launched to beat my personal best a head wind slows me down and the night driving of some vehicles isn’t encouraging me to keep cycling. I find a fenced vineyard where I will be undisturbed for the night.

Day 91:
Last day and night in Azerbaijan. A country that is very split, in my opinion, between the capital Baku and the rest, much more rural…
Waking up in the vineyard (thoughts for my friends who are doing harvest at the moment).
Cycling on the main road with, as usual, the sellers on the roadside : strawberries, pomegranates, potatoes, pumpkins…
Cows, green roads along the mountains.
And still these locals who horn, shout or whistle at me. And these bad pavements on the edge of the road. Really exhausting in the end. Looking forward to Iran… tomorrow morning.
Just after Astara the border city where I sleep tonight.

 

MY OPINION ON THESE COUNTRIES:
Georgia and Azerbaijan were two surprises.
I really didn’t know what to expect. Georgia made me a very strong first impression discovering Batumi, a modern developing city. A contrast is nevertheless clearly between urban and rural areas. The countrysides seem quite poor. This difference is even more marked in Azerbaijan as Baku is clearly distinguished from the rest of the country, including the second biggest city of Ganja.
These countries are highly centralized, probably a legacy of the Soviet period, and there is a large concentration of population and activity in the capital.
The roads were clearly not the best of the trip! I remember the kindness of the people. Many were curious and wanted their selfie with me. I also remember the heavy police presence in Azerbaijan. I have never met so many police in any other country. Fortunately it never ended badly.

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