12/8-04/9 (d.49-72) Turkey

J049-J072 - Turquie.jpgCarte détaillée/detailed map :
https://drive.google.com/open?id=1yfFLJNlNDFEscwUfpR7iOfwr1aM&usp


1 - drapeau France (For English, please scroll down)

  • Jour 049 (mercredi 12/8)
    Thessalonique
    à Istanbul (24 km) (bus 580 km)

A 10 minutes près je ratais le bus à Thessalonique.20150812_095804.jpg La station était vraiment loin à l’extérieur de la ville! Mais je l’ai eu et après 9 h de route dont 1,5 h à la frontière, me voilà à Istanbul pour quelques jours avant de vraiment reprendre le vélo.
Peut-être en groupe…
En attendant, adieu les €.
Je vais avoir quelques jours pour visiter et sortir un peu avec mon hôte, Erdogan, un jeune ingénieur turc d’origine kurde.
Istanbul de nuit est déjà très impressionnante, je crois que je n’ai jamais été dans une si grande ville. Une fourmilière géante!

  • Jours 050 à 055 (jeudi 13/8 à mardi 18/8)
    Jours de pause à Istanbul (
    28 km)

Je visite la ville à travers ses différents quartiers assez vivants. Une ville qui vit à cheval entre l’Europe et l’Asie, 2 continents séparés par le détroit du Bosphore. De si nombreux bateaux naviguent entre les 2 rives, dont beaucoup pour les touristes.
Mon hôte est parti en vacances en Europe et m’a permis de rester chez lui avec son coloc. Très sympa de sa part. De manière générale je serai surpris par la générosité en Turquie. En fait à partir de la Turquie je noterai des mentalités assez différentes de ce que je connais en Europe…

Parmi les visites, je retiendrai en particulier une petite excursion à vélo avec Nurdan, une cycliste stambouliote rencontrée en soirée, sur Burgazada, une des îles des Princes, un archipel de 9 îles (dont 4 principales) dans la mer de Marmara, au sud-est de la ville. Avec nuit en camping sauvage sur une plage!20150816_094109_Pano.jpg
Sinon, j’ai aussi apprécié que Gürkan, un autre jeune stambouliote supporter du Galatasaray, me fasse un peu visiter le centre-ville, vers les bains turcs.
Je sympathise aussi avec les vendeurs de kebabs, très nombreux à Istanbul, évidemment, dont Muhlis.

  • Jour 056 (mercredi 19/8)
    Istanbul -> Karayagkuplu (39 km)

Je quitte Sisli où j’étais hébergé pour traverser le Bosphore en ferry. Je retrouve Sam et Fredrik en début d’après-midi au seul magasin de vélo spécialisé en vélo de randonnée, dans le quartier de Göztepe.
Impossible de les faire changer d’avis, ils veulent continuer en longeant la côte, vers le Nord puis l’Est direction Géorgie. C’est surtout dû à Sam, un véritable cyclotouriste puriste, qui considère que prendre les transports (bus ou train) c’est tricher!20150819_143228.jpgDommage, je continuerai donc seul et les raterai de peu à Samsun, mais je tiens absolument à passer par la Cappadoce et admirer ces paysages.
Je longe donc la mer de Marmara ou une piste cyclable très sympa est aménagée.
A la sortie de l’agglomération c’est un peu différent. Les routes sont un peu en chantier.
Je passe non lin du circuit de F1 qui accueille le Grand Prix de Turquie.
je continue direction Izmit et avant que la nuit ne tombe je monte ma tente dans un champ, en contrebas de la route. J’échoue à environ 20 km d’Izmit où mon hôte, Magsud, m’attendait. Je le préviens que je n’arriverai pas jusque chez lui ce mercredi.

  • Jour 057 (jeudi 20/8)
    Karayagkuplu -> Izmit (39 km) -> Ankara (bus 300 km)

Impossible d’arriver à Izmit la veille car parti trop tard d’Istanbul et surtout beaucoup de dénivelé dans l’arrière pays. Au réveil en ouvrant ma tente, je découvre mes affaires éparpillées dans l’herbe autour de la tente. Curieux. En fait ce sont des animaux, sans doute des renards, qui sont venus pendant la nuit et je n’ai rien entendu!20150820_085739.jpg
Après une vingtaine de kilomètres, j’entre dans Izmit avec plein de nouveaux immeubles, certains encore en construction et une mosquée flambant neuve. Je me dirige vers le centre-ville via une côte à 18%, heureusement en descente!
Je retrouve Magsud, un jeune étudiant ingénieur azéri, pour partager un verre ensemble. Il m’a même apporté un carton pour embarquer mon vélo dans le train express (où c’est obligatoire) mais je décide finalement de prendre le bus jusqu’à Ankara où j’arrive tard à 22 h. Magsud m’a même escorté jusqu’au terminal de bus d’Izmit.
Ankara, capitale du pays et ville géante tout comme Istanbul, a néanmoins un métro assez désert (et vieux!). J’arrive tard chez Evren, mon hôte, qui m’a gentiment attendu.
Dans la nuit, le ciel tonne… Il fera mauvais le lendemain, jour de pause. Je ne sortirai pas bien loin, besoin de me reposer.

  • Jour 058 (vendredi 21/8)
    Jour de pause à Ankara (0 km)

Je reste à l’appartement pour me reposer et aussi car le ciel est orageux.

  • Jour 059 (samedi 22/8)
    Ankara -> Bahçekaradalak (91 km)

Je quitte mes hôtes vers 9 h, en ce samedi matin.
Sur ma route je m’arrête à la gare d’Ankara, un joli et imposant bâtiment de style Art Déco, datant de 1937. Un mois ½ plus tard, à la même heure, 105 personnes seront victimes d’un attentat à cet endroit.
Je poursuis direction l’Anitkabir, le mausolée érigé entre 1944 et 1953 en l’honneur du fondateur et premier président de la République turque : Mustafa Kemal Atatürk (19/05/1881 – 10/11/1938).20150822_101253_Pano.jpg
C’est un ensemble de bâtiments avec une grande allée bordée d’arbres que je parcours à pieds. Le personnel de sécurité m’ayant demandé de laisser mon vélo à l’entrée du site…
Je repars avant 11 h en empruntant de gros axes routiers. Je roule sur la D750/E90.
Une imposante porte enjambe l’autoroute pour marquer la limite d’Istanbul. De manière générale en Turquie et plus largement en Asie centrale je constaterai que les localités aiment bien ériger des portes ou des monuments pour indiquer les limites géographiques de communes ou districts.
Vers 13h30, sur une aire d’autoroute à proximité de Gölbaşı je fais une pause déjeuner, de la viande marinée avec du riz et un peu de salade. Je commande sans trop savoir à quoi m’attendre, le menu n’étant qu’en Turc. Mais ce n’est pas mauvais au final!
Au niveau d’Oğulbey, je bifurque vers 14h30 sur une route moins importante, la D260, vers Bala.
J’aime beaucoup les paysages. C’est plutôt sec avec de grands champs de céréales, un peu vallonné et on voit très loin. Le soleil se couche vers 19h30. Je contemple ces mélanges de lueurs roses et bleues derrière moi, émerveillé.
20150822_194254.jpg Je cherche alors un endroit où camper et après 91 km, je trouve un arbre, au milieu de nulle part, un peu éloigné d’une petite route de campagne, à peine goudronnée.

  • Jour 060 (dimanche 23/8)
    Bahçekaradalak -> Avsar (123 km)

Je me réveille avant le soleil.20150823_074732_Pano.jpg
Mon objectif de la veille (Sereflıkoçhısar) était encore très loin (85 km!). La visite au mausolée d’Atatürk m’a retardé et la route fut bien trop dure avec 1200 m de dénivelé.
Les plateaux d’Anatolie sont magnifiques. Des immensités très calmes lorsqu’on s’éloigne des axes principaux que je dois parfois emprunter.
Je traverse des villages de paysans assez pauvres et croise quelques bergers promenant leurs troupeaux de moutons. Parfois un chien de troupeau me chasse et je ne dois mon salut qu’à la branche que je saisis pour le menacer…
Je découvre pour la première fois de ma vie un lac de sel, le Tuz Gölü.
Moment étonnant. Je marche sur l’eau! Mieux je roule sur l’eau!!20150823_143342.jpg
Je suis de retour sur la D750/E90 et essaye de rouler le plus loin possible vers la Cappadoce.
L’autoroute est en travaux, cela me fait une grande piste cyclable rien que pour moi où je roule plus d’une heure, environ 30 km. Après 120 km, je quitte cette route vers 21 h pour une petite route de campagne où je trouve un endroit pour planter ma tente.

  • Jour 061 (lundi 24/8)
    Avsar -> Gülsehir (96 km)

Je me réveille encore au milieu de nulle part, avec un ciel un peu couvert et 20°C seulement.
En route vers l’est. Objectif le début de la Cappadoce. La route est belle, je traverse de nombreux villages de paysans. Une seule vraie ville, Ortaköy. Peu après une voiture immatriculée 69 roule à ma hauteur. C’est Siyah, qui habite à Thiers et est dans sa famille dans un petit village non loin. Je suis invité pour le thé!
Un accueil très chaleureux et une réparation de mon porte-bagage qui a perdu une vis. Je continue ma route à travers ces paysages à couper le souffle.
Le coucher de soleil est si beau.
Je m’arrête à Gülsehir, où il n’y a qu’un seul hôtel, assez luxueux. Je dois négocier le prix de la chambre comme au souk…
Un vrai lit et une vraie douche après 2j de camping sauvage me feront le plus grand bain, petit-déjeuner compris et avec piscine extérieure chauffée!

  • Jour 062 (mardi 25/8)
    Gülsehir -> Incesu (88 km)

La journée commençait plutôt bien (et tard). Je partais sur la voie express D765 pour Nevsehir en coupant par un chemin non goudronné. Traversées de villages de Cappadoce fantastiques. Inscription à l’UNESCO bien méritée! Je me réjouissais et je ne fus pas déçu!20150825_154112_Pano.jpg
En quittant la dernière ville, Ürgüp, avant mon objectif encore à 60 km l’impossible arriva : une crevaison!!!
Après 3’500 km mon pneu (arrière) Schwalbe Marathon me trahit.20150825_184235.jpg
Emre, 17 ans, qui rentre chez lui dans un village au sommet du plateau s’arrête en mobylette et m’aide. La nuit est tombée, il fait froid, j’ai la dalle. Je suis invité à dîner dans sa famille après 22 h. Après avoir chargé le vélo dans le coffre.
Je ne peux néanmoins pas dormir chez eux car ils se lèvent tôt pour aller travailler, d’après ce que je comprends.
Donc je roule encore 30 km, en pleine nuit, sur une route peu empruntée. Et plante ma tente dans un champ de tomate à 1h30 du matin, à 24 km de Kayseri…

  • Jour 063 (mercredi 26/8)
    Incesu -> Kayseri (25 km)
    Kayseri -> Sivas (train 230 km)
    Sivas -> Samsun (bus 330 km)

  • Jour 064 (jeudi 27/8)
    Jour de pause à Samsun (0 km)

Arrivée tard dans la nuit, je préfère faire un jour de pause à Samsun 7ème plus grande ville de Turquie avec 1,3 million d’habitants pour me reposer et faire quelques courses au décathlon de la ville, non loin de mon hôtel, dans un centre commercial très récent et moderne.
J’y achète de nouvelles chambres à air avec valve presta (les trous dans les jantes sont trop étroits pour les schrader que j’avais!). J’achète aussi un survêtement synthétique en promotion car les fortes chaleurs de l’été semblent passées et il fait frais désormais.

  • Jour 065 (vendredi 28/8)
    Samsun -> Fatsa (106 km)

Beau soleil dès le petit-déjeuner à l’hôtel.
Je sors rapidement de la ville en prenant la voie express D010/E70 que je suivrai tout le long de la mer noire, jusqu’à la frontière géorgienne.
La route est plate et un agréable vent de dos souffle.
Étape la plus rapide avec presque 21 km/h de moyenne !
Après 16 km je suis dépassé par Yusuf Çelik et son vélo de route Bianchi. Nous roulons ensemble 18 km jusqu’à Çarşamba où nous buvons ensemble du ayran, une boisson lactée à base de yaourt très populaire en Orient.20150828_124533.jpg
Je continue alors seul et il fait demi-tour.

Je traverse Terme où j’achète à boire et du pain. Que je mange sur la plage avec des fruits et légumes offerts par Emre il y a 2 jours. Je ne résiste pas à l’envie de me baigner dans une nouvelle mer! 
Je continue, toujours sur la voie express, en traversant des tunnels.20150828_171651.jpgAprès plus de 100 km je suis accueilli de manière très chaleureuse par Murat et sa famille.
Je rencontre également Koshi, leur autre hôte cyclotouriste du jour, un jeune Japonais.
Dîner « en famille » puis sortie nocturne pour le thé avec panorama sur la baie de Fatsa. Magnifique! Quelle journée!

  • Jour 066 (samedi 29/8)
    Fatsa -> Giresun (94 km)

Le lendemain, je roule avec Koshi qui va dans la même direction que moi.
Murat nous accompagne également sur les 7 premiers kilomètres jusqu’à la sortie de la ville.
Il va longer la côte en vélo de course alors que nous restons sur la voie express, direction Ordu.20150829_144618.jpg

  • Jours 068 à 070 (lundi 31/8 – mercredi 02/9)
    Jours de pause à Trabzon

Je me réveille tranquillement à l’hostel.
Un nouvel occupant arrivé à 2h du mat ronfle au-dessus de moi!
Nous petit-déjeunons ensemble.
Puis allons ensemble au consulat d’Iran pour demander nos visas.
Rodrigo, Brésilien, n’a pas entamé de procédure auprès d’une agence pour obtenir une lettre d’invitation. Il sera refoulé.
Je reviens après 12h00 après avoir payé les 50€ cash à la banque du consulat, fait quelques photocopies et rempli les formulaires. On me prend mes empreintes. Je dois attendre jusqu’à jeudi 16h30 pour obtenir mon visa, inch’allah…
À l’hostel je rencontre 2 cyclotouristes Iraniens très sympas, Ahmad et Farhad (excellent prénom pour un cycliste!).20150831_163408 - Ahmad Koozeghar&Farhad Asgari (IRN).jpg
Nous échangeons chaleureusement. Ils doivent partir avant que la nuit tombe. J’espère les revoir bientôt en Iran.

Toujours en repos à Trabzon en attendant mon visa.
Je profite des prix dérisoires des cinémas turcs (< 3€!) pour voir No Escape (pardon Kaçis Yok!) avec Owen Wilson et Pierce Brosnan.
Je me réjouis d’être « bientôt » en Asie du Sud-Est.
Bon, si c’est un peu plus pacifique que dans le film, c’est pas plus mal!

  • Jour 071 (jeudi 03/9)
    Trabzon -> Rize (75 km)

  • Jour 072 (vendredi 04/9)
    Rize -> Batoumi ( 142 km)

Dernière nuit passée sous la tente au bord de la mer… et de la voie express.

20150904_105419.jpg

Aujourd’hui dernière journée en Turquie.
Entrée en soirée dans le 11ème pays du voyage, la Géorgie
Objectif : Batoumi, station balnéaire très prisée avec ses nombreux casinos…

 


GB (sorry, to be coming hopefully, meanwhile you can use Google translate…)

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