22/7-28/7 (d.28-34) Albania

j028-j035-albania-corfou

1 - drapeau France

Jour 028 (dimanche 22/07)
Podgorica -> Shkoder (71 km)

Je quitte Podgorica en début d’après-midi. La route prévue est plutôt plane et ne fait que 70 kilomètres environ, donc je ne suis pas pressé.

Semra, mon hôte voulait m’accompagner au début mais avant de partir elle s’aperçoit que le pneu arrière de son vélo est crevé! Je pars donc seul.

20150722_133835.jpg


En sortant de la ville je m’arrête à l’ambassade de France située dans un quartier très calme non loin d’autres ambassades. J’espérais pouvoir récupérer un drapeau français mais ils n’en ont pas. Tant pis.

20150722_143426.jpg20150722_151936.jpg
La route est effectivement très plate. Très rectiligne aussi. Je note là encore quelques arbres
au milieu d’herbes complètement desséchées, toutes jaunes. Les lits des rivières sont au plus bas. Des vignes clôturées bordent la route. La température ressentie est presque 48°C…

Une petite côte à +7% et j’aperçois le lac de Skadar que je longe. Sur l’autre rive c’est l’Albanie. 20150722_154529_Pano.jpg

Après 32 km de vélo, je passe la frontière, assez bordélique. Là encore beaucoup de voitures immatriculées en Allemagne. Dans le sens inverse, les camions mal garés bloquent le passage. Avec mon vélo je peux me faufiler mais les voitures passent difficilement !20150722_162117.jpg
Un certain avant goût du pays. Je suis vraiment dépaysé et étonné. On m’avait prévenu mais effectivement le contraste est saisissant. Ouvert au monde depuis seulement 1991 et la chute du régime communiste, l’Albanie a un « retard » à rattraper, pour preuve sa croissance de 7% (20% dans la construction!) et son émigration massive (30 % de la population à l’étranger!).
La route continue à longer un peu le lac. Quelques jeunes s’y baignent et quelques dizaines de mètres plus loin ce sont des vaches qui ont les pieds dans l’eau, enfin la vase…
Je vois quelques épaves, le plus souvent des Mercedes-Benz, depuis la route. Des moutons se promènent seuls sur le bord de la route, beaucoup de stations-service sont à l’abandon, la plupart des maisons ne sont pas crépies et les fers dépassent comme pour attendre la construction d’un étage supérieur, des décharges sauvages jonchent régulièrement la route, les paysans se déplacent en charrettes tractées par des ânes ou des chevaux, des hommes coupent les herbes au bord de la route avec des faux…
20150722_165052 20150722_174511
20150722_183155 20150722_185349.jpg
20150722_190610.jpgAprès 35 km de vent de face, vers 19h, je rentre dans Shkoder, une des plus vieilles villes du pays, de 135’000 habitants. Les rues sont assez vivantes, beaucoup de gens se déplacent à vélo, sans doute car ils n’ont pas les moyens d’avoir plus. Je note la présence de nombreux chiens errants…
Je trouve le gîte dans le salon du Green Garden Hostel que je cherchais. C’est une grande maison R+2 avec un grand jardin autour, dans un quartier à l’extérieur du centre-ville. Il est complet mais les patrons sont  « vélophiles ». Je peux même y rester gratuitement en m’installant dans le salon.20150722_193519_Pano.jpg

 

Jour 029 (lundi 23/07)
Shkoder -> Tirana (113 km)

Je prends mon petit déjeuner dans le jardin de l’hostel. Une jeune femme Belge vient d’arriver avec son fils. Elle était déjà venue là une fois en vacances et dit être tombée sous le charme du pays et ses habitants. Elle aimerait trouver un Albanais avec qui refaire sa vie. Selon elle, les hommes ici sont différents de ceux en Belgique. Curieux !20150723_103248.jpg
Avant de quitter la ville j’achète un drapeau albanais sur le trottoir, dans la rue principale. Beaucoup de commerces s’étalent jusque dans la rue.20150723_111716.jpg
Au Sud de la ville, je passe au pied de la forteresse qui domine Shkoder, du haut de ses 130 mètres : le château de Rozafa, reconstruit par la République de Venise au XIVème siècle.
Il domine le confluent des rivières Drin, Bruna et Kiri qui se jettent dans le lac.20150723_113639.jpg
Je peine à trouver la bonne route, les panneaux étant assez rares à la sortie de la ville et la route principale SH1 étant en piteux état je doute que ce soit bien la route principale!
Finalement je parviens à rouler dans la bonne direction et choisis de bifurquer à Bushot vers une plus petite route à travers la campagne, dans une longue vallée.
Je regrette mon choix quelques 20150723_132918.jpgkilomètres plus loin, vu la qualité de la chaussée. La fine couche de goudron qui recouvre des pavés ou des gravats a été très abimée et je dois en fait slalomer entre les trous, voire les nids de poule. Néanmoins je roule parfois plus vite que les rares voitures qui circulent là et doivent essayer de préserver leur suspension!
Après 22 km de galère et une vitesse moyenne de seulement 14 km/h, je retrouve enfin une route de meilleure qualité.
20150723_161123.jpgJ’arrive à Lezhë, ville de 65’000 habitants, peu avant 16h. Je la traverse rapidement et me retrouve sur l’autoroute. Le panneau stipule qu’elle est interdite aux vélos, tout comme aux piétons, aux charrettes ou aux autostoppeurs! Ne voyant guère d’alternative et même d’autres vélos ou piétons l’emprunter, j’en fais de même. Au début, le marquage au sol se limite aux traits délimitant les 2 voies rapides sur la gauche. La bande d’arrêt d’urgence n’est pas vraiment délimitée, mais la route est suffisamment large pour que quand on serre à droite, les véhiculent soient à distance respectable.
Après une heure sur cette autoroute la route redevient une 2×1 voie puis vers 18h j’entre dans l’agglomération de Tirana, qui approche le million d’habitants.20150723_182955.jpg
Je roule encore plus d’une ½ h avant d’arriver en plein centre-ville, sur la place Skanderberg, le centre névralgique de la ville.

20150723_184454_Pano.jpg

La place qui porte le nom d’une des grandes figures de la résistance albanaise contre les Ottomans, est bordée de différents bâtiments assez imposants : le Palais de la Culture de style soviétique (1959),  des bâtiments de style fasciste, héritage de l’occupation italienne et même des constructions plus anciennes d’origine ottomane. Je vais à l’hôtel Tirana International pour demander un plan, afin de me diriger vers le Trip N Hostel que je recherche.20150723_192756_pano
J’y arrive peu après 19h, accueilli par les réceptionnistes, Didier et Carine, qui sont un jeune couple de Toulousains. Eux aussi sont cyclotouristes mais font une pause de plusieurs mois à Tirana. Ils en repartiront seulement un peu avant la fin de mon voyage!
L’hostel est complet pour cette nuit mais j’ai le droit de dormir dans la petite chambre du staff où on m’installe un lit de camp.

 

Jour 030 (mardi 24/07)
Pause à Tirana (0 km)


Je profite de ce beau mardi pour participer à un Free Tour de la ville.

Départ vers 10h devant le Palais de la Culture avec notre guide Gazi, un Albanais de 38 ans, très sympa. La visite se fait en anglais. Nous sommes une bonne vingtaine.
Le patrimoine de Tirana est riche, architecturalement et historiquement.
Nous passons entre autres devant le parlement, un musée d’art, entrons dans une église assez moderne, la tour de l’horloge qui est un vestige ottoman et escaladons une pyramide construite par Enver Hoxha.


Lors de la visite, je suis même interviewé par une chaîne TV locale sur mon ressenti de la ville!
Après la visite, je vais boire un cocktail au sommet d’une tour qui tourne, avec deux jeunes Néo-Zélandaises ainsi qu’un Anglais rencontrés lors de la visite.
tirana-sky-tower-chanelle-hickford-monique-muz-hall

L’après-midi, à ma grande surprise je trouve même un drapeau français dans un magasin de souvenirs, que j’achète évidemment, pour remplacer celui perdu dans la plaine du Pô!
En soirée, je sors avec quelques résidents de l’hostel boire quelques verres bières.
20150724_230339_Pano.jpg

Jour 031 (samedi 25/07)
Tirana -> Papër (69 km)

20150725_140151.jpg

Je quitte Tirana en début d’après midi.

Sur une grande avenue, une automobiliste manque de me percuter à un croisement, ne respectant pas la priorité.

 

Sur ma route, je passe aux abords du stade Qemal Stafa, le plus grand stade de football d’Albanie (19’700 places) où l’équipe albanaise a battu l’équipe de France quelques jours plus tôt.

20150725_141752_Pano.jpg
stade Qemal Stafa

Un vieux (1946) stade avec de vrais virages bien ovales et sans toit et des tribunes latérales pas très hautes et tout aussi peu abritées!
Le ciel est couvert, ça sent l’orage…
Je roule direction Elbasan, une ville industrielle plus au sud, dans une vallée.
La route monte et le vent se lève, un très fort vent qui emporte avec lui feuilles et débris qui traînent sur la chaussée. Je roule à petite vitesse contre les éléments.
Après 12 km la pluie commence à tomber.
Heureusement assez fine en fait.
20150725_153940.jpgC’est un samedi de Juillet, et je passe à côté de centres aquatiques très fréquentés. Parfois, un ancien monument à la gloire du régime communiste trône au bord de la route.
Je choisis de traverser par la montagne. La route est sinueuse et n’arrête pas de monter. Mais cela semble moins dangereux que de couper par le tunnel de l’autoroute.

20150725_161505.jpg
police anti-contrebande

Je croise un véhicule 4×4 de la police anti-contrebande, étonnant ! Juste après c’est une casse automobile avec des tas de voitures empilées les unes sur les autres qui bordent la route !20150725_165250_Pano.jpg
Au kilomètre 29 je suis poursuivi par un chien qui veut me mordre. Une poussée d’adrénaline me fait accélérer de toutes mes forces malgré la route qui monte et j’arrive à distancer ce molosse.
Juste après, dans la forêt je prends une branche que j’accroche à l’arrière de mon vélo. Une technique que je garderai autant que possible tout au long de mon voyage. Et qui me sera bien utile car les chiens ne sont pas dangereux qu’en Albanie, mais également en Grèce, en Turquie ou en Asie centrale…
Puis, sur 9 kilomètres, je gagne 900 m d’altitude.
La température s’est rafraîchit, un petit 23°C qui semble bien froid comparé aux précédents jours de forte chaleur ininterrompue. La route monte jusque sur la crête de la montagne après 39 km j’atteins enfin le sommet. Le paysage est magnifique. Les rayons de soleil qui traversent les nuages viennent éclairer les montagnes. C’est très calme, il n’y a quasi aucun trafic.20150725_183439_Pano.jpg
Elbasan est indiqué à 25 km.
J’entame la descente, en faisant attention aux éboulements et coulées de boue sur la chaussée très récente, aux chèvres et moutons et surtout à leur chien de troupeau ou encore aux poules qui traversent! Je croise quelques locaux que je salue et j’observe plusieurs d’entre eux secouent la tête de droite à gauche. Je prends ça comme une marque de réprobation et me dis qu’ils ne cautionnent pas le cyclotourisme. J’apprendrai plus tard qu’en fait ce signe de la tête signifie oui en Albanie!
Dans la descente je m’arrête pour contempler la vallée et la ville d’Elbasan, 140’000 habitants. 20150725_190642_Pano.jpgUn énorme complexe métallurgique datant des années 60 et 70 est visible.
Je continue quelques kilomètres et après avoir fait quelques courses dans une épicerie, je m’arrête au bord du fleuve Shkumbin. Je plante ma tente entre des oliviers. Il est 20 heures passées, j’observe la lueur rose du soleil au loin, au fond de la vallée.20150725_212505.jpg

Jour 032 (dimanche 26/07)
Papër -> Vlorë (117 km)

Le soleil est de retour et tape sur la toile de tente. 20150726_073531_pano
Je remballe le tout vers avant 8h. Une fois la tente vidée je trouve un lézard dedans!
Aurais-je dormi accompagné?!


Sur le chemin en terre pour quitter le champ je croise une petite tortue terrestre. Décidément, c’est la journée des animaux!
Je roule tranquillement sur la route SH7 qui longe le fleuve, dans la vallée.
Sur les poteaux électriques je vois des drapeaux des partis politiques locaux, le PDIU (nationaliste) et le LSI (socialiste), parfois carrément des guirlandes!20150726_105513.jpg
Après 33 km j’emprunte à nouveau une portion d’autoroute, la SH4, direction Fier. Mêmes interdictions et mêmes non-respects de celles-ci. Je vois même des mobylettes y rouler à contre-sens et croise des policiers qui me saluent au lieu de me verbaliser!
Après 1 heure et 22 km pédalés sur l’autoroute je m’arrête sur une aire de repos et commande un repas au restaurant. Une table voisine est occupée par 6 touristes français avec qui je discute brièvement.


Je repars peu après 14 h, il fait 42° ressentis.
Je passe rapidement Fier vers 15h30. La route contourne cette préfecture de 120’000 habitants. Je n’en vois donc pas grand-chose. Après Fier c’est sur la route SH8 que je continue.20150726_154014_Pano.jpg
Vers 16h30 je quitte la région administrative de Fier pour entrer dans celle de Vlorë. Je traverse un pont qui enjambe la rivière Vjosa. Ce pont a remplacé un vieux bow-string en béton dont certaines piles se sont effondrées dans la rivière. Il est désormais utilisé par des pêcheurs à la ligne!20150726_165046_Pano.jpg
La route est désormais plus calme. Le trafic va plutôt sur l’autoroute qui est parallèle.
Je traverse des forêts, la route est un peu plus onduleuse. Par moments, je dois me boucher le nez car des ordures traînent au bord de la route et avec la chaleur les odeurs qui s’en échappent sont peu agréables…20150726_172906.jpg
Après 110 km, j’entre dans Vlorë, deuxième port du pays, ville de 105’000 habitants. Juste avant de bifurquer sur une longue et large avenue de 2×2 voies, je me fais presque mordre les chevilles par 2 chiens qui me poursuivent. Heureusement je saisis à temps mon bâton et peux les écarter en les frappant au museau. Pas d’autre choix.
Le long de ces 3 kilomètres d’avenue plusieurs immeubles neufs ont été construits de part et d’autres. 20150726_182100.jpg
En effet, la ville est une station balnéaire en pleine expansion grâce à l’essor du tourisme par exemple.20150726_191533.jpg
J’arrive sur un grand rond-point où je vois un grand hôtel. J’y vais tout d’abord pour demander un plan de la ville et finis par me renseigner sur les chambres. A la suite d’un quiproquo je prends une chambre que je pense coûter 15€ mais qui coûte en réalité 50€! Bon après avoir passé la nuit précédente en  camping sauvage, un peu de confort ne me fera pas de mal, surtout avec petit-déjeuner inclus et TV pour suivre l’arrivée du tour de France sur les Champs-Elysées (victoire du sprinter allemand André Greipel devant le Français Bryan Coquard)

Jour 033 (lundi 27/07)
Vlorë -> Jalë (68 km)

Réveil tranquille et petit-déjeuner (inclus) à l’hôtel.
Je prends mon temps pour me préparer et tout ranger et ne pars que vers 11 heures…
Pour quitter la ville, je longe le front de mer.
La plage et le boulevard qui la longe sont totalement rénovés, enfin il reste des gros tuyaux en béton et des tas de sable… 20150727_115242.jpg
Plus loin les marchands de serviettes, de jeux de plage et de boissons fraîches sont installés sur les trottoirs, de préférence à l’ombre des arbres.20150727_115636_Pano.jpg
Je roule une quinzaine de kilomètres le long de la côte, juste au-dessus des nombreuses plages pleines d’estivants.20150727_120843_pano
Jusqu’à Orikum, une petite ville de 5’500 habitants où la route cesse de longer la côte.
J’y vois un des nombreux bunkers du pays. En effet, entre 1967 et 1991, le pouvoir communiste d’Enver Hoxha en a fait construire plus de 700’000 ! Ceci coûtant une fortune au pays. On estime que leur coût aurait permis de résoudre la pénurie de logements touchant le pays. Les routes ont aussi été très mal entretenues, ceci se ressentant toujours encore de nos jours.20150727_124120.jpg
Après avoir acheté des boissons fraîches dans une épicerie je sors de la ville. Le panneau indique 107 km vers Sarandë, mon but avant la Grèce. Au vu des dénivelés il sera difficile d’y arriver dans la journée. Il est déjà presque 13h.
La route SH8 s’enfonce alors dans une vallée, au Nord-est de la péninsule du Karaburun.
Au loin, je vois le sommet du Mont Çika culminant à 2044 m!

20150727_134711.jpg
Mont Cika

La température ressentie est de 44°C.
La route monte alors peu à peu, doucement mais sûrement.
Dans l’ascension du col, je croise un groupe de 3 cyclotouristes. Le premier, lancé en pleine descente ne semble même pas me voir, il me passe sans me saluer. 01 - Vidoslav & Vladislav.jpgLes 2 poursuivants, Vladislav et Vidoslav, me voient et s’arrêtent. Nous nous présentons et prenons quelques photos ensemble. Eux me filment et m’invitent à me présenter à la caméra! Ce sont 3 amis de Bosnie et Serbie qui font un long tour de l’Adriatique. Ils s’appellent Adriatic By Bike Team!
Ils m’apprennent que le col est encore à 14 km, à une altitude de plus de 1000 m !
Je monte à petite vitesse, la température a augmenté, désormais plus de 46°C ressentis. La pente fait souvent 10%…
La route est correcte avec une chaussée assez récente par endroit, mais certains passages sont bizarres avec des poteaux en pleine voie. Quelques vaches ou chèvres se promènent tranquillement sur la route !20150727_161303.jpg
Vers 17h je touche au but. Une succession de virages serrés et raides annoncent le col, bien entendu protégés par quelques bunkers! Je le passe peu avant 18h. Juste après le col, un restaurant avec terrasse panoramique permet d’admirer une vue presque infinie sur l’Adriatique. Malheureusement l’horizon est un peu brumeux. Trop pour espérer voir la pointe de la botte de l’Italie qui fait face à cette partie de l’Albanie.20150727_175529.jpg
Après avoir soufflé un peu, c’est l’heure de redescendre plus au niveau de la mer.
Dans la descente longue de 12 km pour 740 m de dénivelé, je bats mon record de vitesse : 72,81 km/h !20150727_180550_Pano.jpg
Encore une quinzaine de kilomètres et j’arrive vers 20h à Jalë un village entre montagne et mer. Je fais quelques courses à l’épicerie et me mets en quête d’un endroit tranquille pour camper.20150727_200149_HDR.jpg
Je trouve un endroit à peu près plat dans le maquis à côté de la route descendant à la plage.
Des aboiements d’une maison proche de mon campement me dérangent un peu mais ils cessent avant que je puisse m’endormir.

 

Jour 034 (mardi 28/07)
Jalë -> Saranda  (67 km)

Le soleil brille fort et tape sur la tente. Trop chaud pour dormir plus longtemps. Avant 7 heures, je suis debout et je remballe mes affaires. Un troupeau de moutons et de chèvres passe à côté pendant ce temps. Sans berger ni chien de berger, mais des cloches autour du cou de certains !20150728_074424.jpg
20150728_085448.jpgJe pars peu après 8h. Au bout de seulement 6 kilomètres mais après de fortes côtes (encore !), dont une allant jusqu’à 375m d’après le panneau, j’arrive à Himarë, jolie station balnéaire de 5’700 habitants.20150728_091345_Pano_Himarë.jpg
Je ne m’y arrête pas longtemps si ce n’est pour acheter un peu à boire. Il fait à nouveau bien chaud.
Je longe la longue plage de sable plantées de nombreux parasols, déjà à 9 heures du matin !
A la sortie de la ville, un panneau m’annonce 51 km jusqu’à Sarandë, ma ville d’arrivée et point de sortie du pays. Je me fais klaxonner par une voiture immatriculée 34 qui m’encourage, ayant vu mon drapeau français.

20150728_094429_Pano_Llamana, la baia dei Kyritsis.jpg
baia dei Kyritsis

La route SH8 arpente les collines qui se jettent dans la mer. Ça n’en finit pas de monter. Je peux néanmoins voir les belles plages du Sud de l’Albanie, destination touristique en plein essor. Je croise par ci un âne esseulé, par là le stand de vendeurs de fruits et légumes au bord de la route.
20150728_112412.jpg 20150728_120307.jpg

Vers midi, une autre voiture s’arrête. Cette fois ce sont 2 jeunes étudiants immatriculés 78 qui discutent un peu avec moi de mon voyage et du leur.
La route continue à monter. Je passe à côté de décharges sauvages où de pauvres gens fouillent les ordures pour les trier et en extraire quelque chose à revendre.
D’autres tas sont carrément enflammés. Pas très sage avec tout ce maquis et les oliviers autour…20150728_124407.jpg
Vers 13h le compteur m’indique une température ressentie de 46°C. En effet, il fait chaud. Si chaud que cela me coupe l’appétit. Je me mets néanmoins à l’ombre sur le bitume d’une station service AGIP et mange quelques fruits et bois beaucoup.
Les gouttes de sueurs coulant par terre et ruissellent un peu sur le sol !20150728_143434.jpg
Après 15h j’arrive enfin au sommet et la route a plutôt tendance à redescendre.20150728_153148_Pano.jpg
Vers 16h, après plus de 60 kilomètres, j’entre à Sarandë, station balnéaire et port de 20’000 habitants.20150728_164728_Pano.jpg
Je me promène un peu le long de la plage et m’installe même à la terrasse d’un restaurant 20150728_170814_HDR.jpgpour manger un plat typique, enfin de la viande de mouton et des frites !
Après cela, je cherche un hôtel bon marché. Ceux près de la plage principale sont assez chers.
En me renseignant sur les horaires des ferries pour le lendemain, c’est en fait une employée de la compagnie de ferries qui me présente à une dame de l’autre côté de la route. Elle loue des chambres plus ou moins au noir, au-dessus d’un café/bar et d’une épicerie. Le confort est basique mais le prix est correct et ça se trouve presque en face du port, parfait!

 

 


GB

Day 028 (Sunday 7.22)
Podgorica -> Shkoder (b 71 km )

I leave Podgorica in the early afternoon. The planned route is rather flat, only about 70 kilometers long, so I’m in no hurry. Semra, my host wanted to accompany me at first but before leaving she realizes that the rear bike tire is flat! So I go alone.
When leaving the city I stop at the French Embassy located in a quiet district not far from other embassies. I was hoping to retrieve a French flag but they have none. Never mind.
The road is very flat indeed. Also very straight. I notice again some trees in the middle of herbs totally dried, all yellow. Riverbeds are at their lowest. Fenced vineyards line the road. The temperature feels like almost 48°C…
A small climb of +7% and I see Lake Skadar along which I cycle. On the other bank is Albania. After 32 km cycling, I pass the border, quite messy. Again a lot of cars registered in Germany. In the opposite direction, trucks badly parked block the way. With my bike I can sneak but cars pass hardly!
A foretaste of the country. I am really surprised and disoriented. I was warned but actually the contrast is striking. Open to the world only since 1991 and the fall of Communism, Albania has a « backwardness » to catch up,as shows its economical growth of 7% (20% in construction!) and its massive emigration (30% of its population living abroad!).
The road keeps going a bit along the lake. Some young boys swim in it and a few dozen meters away it is some cows which have their feet in the water, well in the mud …
I see some wrecks, mostly Mercedes-Benz, from the road. Sheep wander alone on the roadside, many service stations are abandoned, most homes are not plastered and iron bars come out of the colums as to expect the construction of an upper floor, unauthorized dumps regularly litter the road, farmers move in carts pulled by donkeys or horses, men cut the grass beside the road with scythes…
After 35 km of headwind, around 7pm, I enter Shkoder, one of the oldest cities in the country, with 135,000 inhabitants. The streets are quite lively, many people travel by bike, probably because they can’t afford more. I notice the presence of many stray dogs…
I find lodging in the hostel room I wanted. It’s a big 3 floors high house with a big garden around, in a neighborhood outside the city center. It is full but the owners are « bikefriendly ». I can even stay there for free occupying the living room.

Day 029 (Monday 7.23)
Shkoder -> Tirana (113 km)

I have breakfast in the hostel’s garden. A young Belgian woman has just arrived with her son. She had already come there once on holiday and says she fell in love with the country and its people. She would like to find an Albanian husband to start a new life together. According to her, men here are different from those in Belgium. Curious!
Before leaving the town I buy an Albanian flag on the sidewalk, in the main street. Many shops are spread out into the street.
South of the city, I pass in front of the fortress that dominates Shkoder, from its height of 130 meters: the castle of Rozafa, rebuilt by the Republic of Venice in the 14th century.
It overlooks the confluence of the rivers Drin, Bruna and Kiri flowing into the lake.
I struggle to find the right road, the signs are quite rare at the exit of the city and the main road SH1 being filthy I doubt it is really the main road!
Finally I manage to cycle in the right direction and choose to turn off in Bushot to a smaller road through the countryside, in a long valley.
I regret my choice a few kilometers further, given the quality of the pavement. The thin layer of tar covering cobblestones or rubble is very damaged and I actually have to slalom between the holes or potholes. Nevertheless I sometimes cycle faster than the few passing cars there which try to preserve their suspension!
After 22 km of hard time and an average speed of only 14 km/h, I finally find a better road.
I reach Lezhë, a town of 65,000 inhabitants, shortly before 4pm. I quickly go across it and find myself on the highway. The sign states that it is forbidden to cyclists, as to pedestrians, carts or hitchhikers! Seeing little alternative and even other bikes or pedestrians using it, I do the same. Initially, road markings are limited to lines defining the two fast lanes on the left. The emergency lane is not really marked, but the road is wide enough so that when you keep right, vehicles are at a safe distance.
After an hour on the highway the road becomes a 2×1 track, then around 6pm I enter the Greater Tirana, approaching 1 million inhabitants.
I keep cycling more than ½ an hour before arriving in the city center, on Skanderbeg Square, the heart of the city. A square named after one of the great figures of the Albanian resistance against the Ottomans, which is lined with imposing buildings of quite different styles : the Soviet-style Palace of Culture (1959), the fascist-style buildings, a legacy of the Italian occupation and even the oldest original Ottoman buildings. I go to the Tirana International Hotel to request a map to find my way to the hostel I am looking for.
I arrive shortly after 7pm, greeted by receptionists who are a young couple from Toulouse. They too are cyclists but have a break of several months in Tirana. They will leave only short before the end of my trip!
The hostel is full for this night but I have the right to sleep in the little room where the staff installs me a campbed.

Day 030 (Tuesday 7.24)
Day off in Tirana (0 km)

I take advantage of this beautiful Tuesday to join a Free Tour of the city.
Starting at 10am in front of the Palace of Culture with our guide Gazi, an 38 years old Albanian, very friendly. The tour is in English. We are a good twenty.
Tirana’s heritage is rich, architecturally and historically.
We pass among others in front of the parliament, an art museum, entering a relatively modern church, the clock tower which is an Ottoman vestige and climb a pyramid built by Enver Hoxha.
During the visit, I am even interviewed by a local TV channel about my feelings about the town!
After the visit, I go drink a cocktail at the top of a tower which turns with two young New Zealanders and an Englishman who also joined the visit. In the evening, I go out with some residents of the hostel for a few beers.

Day 031 (Saturday 7.25)
Tirana -> Papër (69 km)

I leave Tirana in early afternoon.
On a large avenue, a female driver almost hits me at a crossroads, not respecting the priority.
On my way, I pass near the Qemal Stafa stadium, Albania’s largest football stadium 519’700 capacity) where the Albanian team defeated the French team a few days earlier. An old (1946) stadium with real oval and roofless goal stands not very high and as little sheltered lateral stands!
The sky is overcast, there’s a storm brewing…
I cycle towards Elbasan, an industrial city more in the south, in a valley.
The road goes up and the wind comes up, a very strong wind that carries with it leaves and debris around the floor. I pedal at low speed against the elements.
After 12 km the rain begins to fall.
Fortunately quite fine actually.
It is a Saturday in July, and I pass beside busy aquatic centers. Sometimes an old monument to the communist regime thrones beside the road.
I choose to cross the mountain. The road is winding and keeps rising. But that seems less dangerous than cutting through the tunnel of the highway.
I pass by a 4×4 vehicle of the anti-smuggling police, amazing! Just after this is a scrap yard with lots of cars stacked one on the other bordering the road!
At kilometer 29 I am chased by a dog that wants to bite me. A rush of adrenaline makes me speed up with all my might despite the uphill road and I can outrun this hound.
Just then, in the forest I take a branch that I attach at the back of my bike. A technique that I will keep as much as possible throughout my trip. And many will be useful because dogs are not only dangerous in Albania, but also in Greece, Turkey and Central Asia …
Then, over 9 kilometers I gain 900m altitude.
The temperature cools off, a small 23°C which seems really cold compared to previous days of heavy uninterrupted heat. The road climbs up on the crest of the mountain and after 39 km I finally reach the top. The landscape is wonderful. The rays of sun through the clouds shine on the mountains. It’s very quiet, there is almost no traffic.
Elbasan is indicated at 25 km.
I begin the descent, paying attention to landslides and mudslides on the new pavement, to the goats and sheep and especially their sheepdog or the chickens that cross the road! I pass by some locals whom I wave and I see many of them shake their heads from side to side. I take it as a mark of disapproval and tell myself that they do not endorse my cycletouring. I will learn later that in fact this nod means yes in Albania!
In the downhill I stop to contemplate the valley and the city of Elbasan, 140,000 inhabitants. A huge metallurgical complex from the 60s and 70s is visible.
I carry on a few kilometers and after doing some shopping in a grocery store, I stop at the edge of the Shkumbin River. I pitch my tent among olive trees. It is past 8pm, I watch the pink glow of the sun in the distance, deep in the valley.

Day 032 (Sunday 7.26)
Papër -> Vlorë (117 km)

The sun is back and beats down on the tent.
I pack everything to before 8am. Once the tent is empty I find a lizard in it!
Did we sleep together?!
On the dirt road to leave the field I come across a small tortoise. Definitely, this is the day of the animals!
I cycle quietly on the SH7 road along the river in the valley.
On utility poles I see the flags of local political parties, the PDIU (nationalist) and LSI (Socialist), sometimes even garlands
After 33 km I follow again a stretch of highway, the SH4 towards Fier. Same prohibitions and same failures to comply with them. I can even see mopeds driving on the wrong way and I cross police officers who greet me instead of giving me a fine!
After 1 hour and cycling 22 km on the highway I stop at a rest area and order a meal at the restaurant. A neighboring table is occupied by 6 French tourists with whom I discuss briefly.
I leave shortly after 2pm, it feels 42°C.
I pass quickly through Fier around 3.30pm. The road bypasses this prefecture city of 120,000 inhabitants. Therefore I don’t see much of it. After Fier this is on the SH8 that I continue.
Around 4.30m I leave the Fier administrative region to enter that of Vlora. I cross a bridge over the river Vjosa. This bridge replaced an old concrete bowstring which some columns have collapsed into the river. It is now used by anglers!
The road is now calmer. Traffic goes rather on the highway that runs parallel.
I cross forests, the road is a little more wavy. At times, I have to hold my nose because garbage lye on the edge of the road and with the heat the smells that escape are unpleasant …
After 110 km, I enter Vlora, second main harbour of the country, city of 105,000 inhabitants. Just before turning on a long, wide avenue of 2×2 lanes, my ankles are almost bitten by 2 dogs that chase me. Luckily I have enough time to grab my stick and can ward off danger hitting their muzzle. No other choice.
Along these 3 kilometers long Avenue several new buildings are being built on both other.
Indeed, the city is a booming resort thanks to the tourism boom, for example.
I arrive on a large roundabout where I see a big hotel. I go first to ask for a city map and finally find out about the rooms. Following a misunderstanding I take a room which I think costs 15€  but actually costs 50€! Well after spending the previous night in wild camping, a little comfort can’t hurt me, especially with included breakfast and TV to follow the arrival of the Tour de France on the Champs Elysées (Win of the German sprinter André Greipel ahead of the Frenchman Bryan Coquard)

Day 033 (Monday 7.27)
Vlorë -> Jalë (68 km)

Relaxing waking up and breakfast (included) at the hotel.
I take my time to prepare and pack everything and leave only around 11am …
To get out of the city, I cycle along the waterfront.
The beach and the boulevard that runs along it are completely renovated, well there are large concrete pipes and piles of sand remaining…
Later, some merchants of towels, beach games and refreshments are installed on sidewalks, preferably in the shade of trees.
I cycle 15 kilometers along the coast, just above numerous beaches full of summer vacationers.
Until Orikum, a small town of 5,500 inhabitants where the road stops going along the coast.
There I see one of the many bunkers of the country. Indeed, between 1967 and 1991, the communist government of Enver Hoxha let built more than 700,000! This has cost a fortune to the country. It is estimated that their cost would have helped solving the housing shortage affecting the country. The roads were also very poorly maintained, this can still be felt nowadays.
After buying fresh drinks in a grocery store I cycle out of town. The sign indicates 107 km to Saranda, my goal before Greece. Given the uphills it will be difficult to achieve in the day. It is almost 1pm.
The SH8 then heads in a valley to the northeast of the Karaburun Peninsula.
In the distance I see the top of Mount Cika culminating at 2044 m!
The apparent temperature is 44°C.
The road rises then gradually, slowly but surely.
In the climb, I meet a group of 3 cyclists. The first, launched in full descent does not even see me, he passes me without greeting me. The 2 followers, Vladislav and Vidoslav, see me and stop. We introduce ourselves and take some pictures together. They film me and invite me to introduce myself to the camera! These are 3 friends from Bosnia and Serbia who make a long tour of the Adriatic Sea. They are called Adriatic By Bike Team!
They inform me that the pass is still 14 km away, at an altitude of over 1,000 m!
I climb at low speed, the temperature has increased, now feeling over 46°C. The slope is often over 10% …
The road is good with a relatively new pavement in places but some parts are bizarre with posts right on the way. Some cows or goats roam quietly on the road!
Around 5pm I reach the goal. A succession of tight and steep bends announce the pass, of course protected by several bunkers! I pass it just before 6pm. Just after the pass, a restaurant with panoramic terrace lets you admire an almost endless view over the Adriatic sea. Unfortunately the horizon is a little foggy. Too much to hope to see the tip of the boot of Italy facing this part of Albania.
After taking a breather, it’s time to dip down to the sea level.
In the long descent of 12 km and 740m down in altitude, I beat my record speed: 72.81 km/h !
Another fifteen kilometers and I arrive at around 8pm in Jalë, a village between mountain and sea.
I do some grocery shopping and search for a quiet place to camp.
I find a place almost flat in the bush beside the road down to the beach.
The dogs barking from a house near my campsite bother me a little but they stop before I can fall into sleep.

Day 034 (Tuesday 7.28)
Jalë -> Saranda  (67 km)

The sun shines strong and beats down on the tent. Too hot to sleep longer. Before 7 am, I’m up and I pack my things. A flock of sheep and goats passes by during this time. Without a shepherd or sheepdog, but some bells around the neck!
I’m leaving shortly after 8am. After only 6 kilometers but after heavy hills (again!), One of up to 375m says a sign, I get to Himarë, a pretty resort of 5,700 inhabitants.
I do not stop a long time except to buy some drinks. It is again very hot.
I cycle along the long sandy beach planted with many umbrellas, already at 9 am!
At the exit of the city, a sign notices me about 51 km until Saranda, my city of arrival and exit point of the country. I’m being honked by a car registered in French department 34 (Hérault) which encourages me, surely after having seen my French flag.
The SH8 runs along the hills that end into the sea. It never stops to go uphill. I can still see the beautiful beaches of southern Albania, a booming tourist destination. I pass here a lonely donkey, there the fruit and vegetable stand by the roadside.
Around noon, another car stops. This time it is 2 young students registered 78 who discuss with me a little about my trip and theirs.
The road keeps going up. I pass next to dumps where poor people rummage through rubbish to sort and extract something to spare.
Others are downright burning. Not very wise with all the maquis and olive trees around …
Around 1pm the computer indicates me a temperature of 46°C. Indeed, it’s hot. So hot that it suppresses my appetite. Nevertheless, I sit myself in the shade on the tarmac of an AGIP petrol station and eat some fruits and drink a lot.
The drops of sweat flowing down and flow a bit on the ground!
After 3pm I finally get to the top and the road tends to go down.
Around 4pm after more than 60 kilometers, I enter Saranda, seaside resort and harbor of 20,000 inhabitants.
I am walking along the beach and even settle down on the terrace of a restaurant to eat a typical dish, well sheep meat and fries!
After that, I look for a cheap hotel. Those close to the main beach are quite expensive.
By enquiring about the ferry schedules for the next day, it is in fact an employee of the ferry company who introduces me to a lady on the other side of the road. She rents more or less off the boots some rooms above a café/bar and a grocery store. The comfort is basic but the price is right and it is located almost opposite the harbor, perfect!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s