15/5-21/7 (d.21-27) Bosnia&Herzegovina ; Montenegro

J021-J027 - Bosnie & Monténégro.jpg

1 - drapeau France

 

Jour 021 (mercredi 15/7)
Podstrana -> Mostar (159 km)

Je quitte l’appartement de mon hôte avant qu’il ne parte au travail.
Sur la route dès 8h30 j’apprécie la fraîcheur du matin, qui ne durera pas trop longtemps ce mercredi de Juillet.20150715_085732_Pano
Je suis la route 6142 qui va direction Gata.
La route monte graduellement. Elle traverse quelques villages bien calmes.
Après une heure de vélo, je m’arrête dans l’un d’eux, Tugare, pour remplir mes bouteilles avec l’eau d’une fontaine datant de 1899.
S’ensuit u20150715_100822_Pano.jpgne montée avec un fort gradient. Je peux admirer la vallée traversée par la Cetina, derrière les montagnes la mer adriatique et même l’île de Brač. Superbe paysage.

Je traverse la rivière à Blato après 35 km et continue sur la route 6260 qui longe et surplombe la vallée.20150715_124818
Après 41 kilomètres et plus de 600m de dénivelé positif déjà, vers 12h j’arrive à Šestanovac. La chaleur est très forte. Trop forte pour continuer de suite. Une table de pique-nique et 2 bancs à l’ombre seront l’endroit idéal pour faire une pause-déjeuner et une sieste.

Je suis réveillé une heure plus tard par Stipe, un mécanicien autour de la cinquantaine qui travaille dans un atelier tout proche et m’a vu. Il est venu m’apporter une bouteille d’eau tout droit sortie du frigo, quelle attention sympathique!
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Il m’explique comment poursuivre mon chemin jusqu’à Mostar et insiste pour que je passe par Međugorje, une petite ville de 2300 habitants, quasiment tous croates (catholiques). C’est un petit détour mais un haut-lieu de pèlerinage avec plus de 2 millions de visiteurs annuels et où la vierge serait apparu20150715_132512e en 1981. Il me dit que si je vais en Bosnie sans avoir été à Međugorje je rate quelque chose de la Bosnie!
Je repars vers 13h30, le compteur indique plus de 51°C!20150715_154625
La route est ensuite plutôt plate. Après 64 kilomètres je traverse le tunnel de Turija puis c’est une longue descente de 7 km où je roule à 45 km/h de moyenne environ!

La route est jolie, je longe quelques grands ouvrages d’art de l’autoroute de Dalmatie E65 qui va vers le Sud et Dubrovnik.
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Après 79 km de route mes bouteilles sont quasi vides. Je m’arrête demander de l’eau à une maison d’un village désert mais il n’y a personne. Du coup je remplis simplement avec les tuyaux d’arrosage du jardin !20150715_181219
La route est encore longue. Elle longe désormais une autre vallée et je passe enfin la frontière peu après 18h. Le douanier me tamponne mon passeport sans discuter. Aucun véhicule ne passe en même temps que moi.
Les routes en Bosnie sont correctes mais manquent de marquage au sol.
20150715_194954C’est seulement peu avant 20h que j’arrive donc à Međugorje. Je vais jusque devant le parterre de l’église Saint-Jacques qui date de 1969.
Tous les commerces dans les rues vendent des tas de souvenirs et de bibelots religieux.
Je ne m’attarde guère, il commence à faire tard et il me reste encore 25 km avec quelques côtes jusqu’à Mostar…
Je vois quelques feux au bord de la route, bizarre.
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Le soleil se couche derrière les montagnes vers 21h et je roule alors accompagné de quelques chauves-souris qui volent autour de moi.
30 minutes plus tard j’atteins le sommet de la montée et descends vers Mostar que j’aperçois illuminé.
J’arrive vers 21h40 à l’hostel où il reste de la place.
Après une bonne douche je rejoins Sam au centre-ville pour partager quelques bières.
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Jour 022 (jeudi 16/7)

Pause à Mostar (0 km)

Après les 159 km de la veille je me repose et pars visiter la ville et son fameux quartier du vieux pont Stari Most, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005.
Ce pont en pierre est une seule arche en dos-d’âne de 27m de portée fût d’abord construit en 1565 au dessus de la Neretva qu’il enjambe de 29 mètres.
Il fut détruit en 1993 par les forces croates puis reconstruit ensuite à l’identique avec des pierres taillées comme à l’époque.
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De nombreux magasins pour touristes se trouvent dans le quartier central, restaurants, magasins de souvenirs et magasins de faux maillots de foot. Où j’en trouve un français, il ne reste que Ribéry…
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Jour 023 (vendredi 17/7)
Mostar -> Dubrovnik (143 km)

Il fait chaud en ce vendredi, jour de prière pour certains à Mostar.
La ville est calme. Je me lève assez tôt pour prendre mon petit-déjeuner dans la cour et suivre les infos grâce au wi-fi.
20150717_111054.jpgApparemment il fait chaud en France, alerte rouge avec 39°C. Je souris en pensant à ce que j’ai dans les Balkans…
Aujourd’hui 134 km prévus pour arriver à Dubrovnik, retour en Croatie.
La route qui sort de la ville est très rectiligne au début. Elle longe des vignes clôturées avec grillages et barbelés !

Vers midi, la route commence déjà à monter.
20150717_133912.jpgLa route est peu empruntée, tant mieux. Je passe quelques villages où des inscriptions sur les murs de soutènement invitent à ne pas oublier le massacre de Srebrenica.
Quelques bâtiments portent encore les marques de la guerre des Balkans. Des façades sont troués d’impacts de balles.
Vers 14h après plus de 38 km, j’entame une montée sous la chaleur pesante.
20150717_140824.jpgEnviron 10 km avec un dénivelé de +500m. Dans la montée je suis étonnée de passer un panneau m’indiquant être en « Republic of Srpska », avec le drapeau serbe hissé. Bizarre car je pensais encore être en Bosnie Herzégovine. En fait c’est une région séparatiste d’après ce que je comprends…

Au bord de la route, quelques tombes de victimes de la route, 26 et 23 ans, morts en 2005.
Juste avant le sommet, je me fais rattraper par un cyclotouriste plus ou moins local : Dario, croato-bosniaque. Il est un peu moins chargé que moi, seulement à l’arrière et roule avec un VTT un peu bricolé. Nous sympathisons et allons rouler ensemble, allant dans la même direction.
Nous évitons quelques vachettes bien maigres qui se promènent sur la route.20150717_152954.jpg
Après le col, et la descente, nous longeons la très belle et large vallée, de la Trebisnjica, néanmoins isolée entre les montagnes sur plusieurs dizaines de kilomètres.
Dommage que les gens aient tenance à jeter leurs ordures en pleine nature. Avec la chaleur, les odeurs pestilentielles s’en échappant sont très peu agréables quand on roule à côté…
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La route est plate. Quelques petites églises orthodoxes jalonnent la route.
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En fin d’après-midi nous traversons des massifs de forêts pris par des incendies. Dario qui discute avec les pompiers me dit que nous pouvons traverser. Par endroits, les buissons en flammes sont assez proches de nous.
Pas très rassurant! Quelques camions de pompiers et des vieux camions de l’armée avec quelques soldats font des allers et retours sur la zone.

Vers 19h30, Il reste encore une trentaine de kilomètres à pédaler jusqu’à Dubrovnik.
J’ai noté sur ma carte un raccourci. Dario préfère continuer sur la route principale vers Trebinje et n’est pas sûr de vouloir atteindre Dubrovnik dans la journée. Nous nous séparons donc après 60 km pédalés ensemble. Ce fut agréable de partager ces quelques heures ensemble et aussi rassurant. Visiblement, certains automobilistes ne m’encourageaient pas quand ils me dépassaient. Dario m’a expliqué que mes drapeaux bosniens et croates n’étaient pas forcément les bienvenus dans cette zone!
20150717_200137_Pano.jpgJe coupe à travers des bois et passe à côté d’un camp militaire.
Je sors de la Republika Srpska avec un certain soulagement, vers 20h30.
Après avoir grimpé 40 minutes j’arrive à la crête et au poste frontière.
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Le panorama est magnifique avec les lumières des villes de la côte, en bas, au bord de la mer.
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Il ne me reste plus qu’à descendre. J’arrive à Dubrovnik, cité fortifiée et perle de l’Adriatique, vers 22 heures, dans l’obscurité.
20150718_024557_Pano.jpgJe cherche en vain un lit dans quelques hostels qui sont complets, en plein WE et mois de Juillet, forcément…

Une dame qui loue des chambres au prix fort est mon dernier recours. Dubrovnik sera mon étape la plus chère jusqu’à présent : 50€ !
Dans la soirée, Mark, un globe-trotteur britannique me rejoint et nous buvons quelques bières ensemble. Bien méritées après cette étape riche en émotions et en efforts!

Jour 024 (samedi 18/7)
Dubrovnik -> Kotor (80 km)

Je prends mon temps pour quitter l’appartement où je prends un copieux petit déjeuner avec quelques courses de l’épicerie d’une des ruelles voisines. Il est 10h et déjà de nombreux touristes déambulent dans le centre ancien de la ville classée à l’UNESCO depuis 1979.20150718_123528_Pano.jpg
Je sors de la ville en traversant la porte Nord des remparts. Après cela, une énorme côte très raide de 3 kilomètres me fait gagner 200m de dénivelé. Au milieu de cette montée et malgré que ce ne soit que le « début » de la journée, j’ai un gros coup de pompe. Je fais une pause au bord. De là, et encore plus au sommet, le panorama est magnifique. J’observe les petits 20150718_131415_HDR.jpgbateaux ainsi que les énormes paquebots de croisière sur la mer. Je finis les derniers mètres en poussant le vélo, la pente étant trop forte pour moi.
Vers 16h30 j’arrive à la frontière après 43 km. Il fait toujours très chaud, 46°C m’indique le compteur.
Je double les files de voitures pour beaucoup immatriculées en Suisse ou en Allemagne pour passer rapidement les douanes et paradoxalement sortir de l’UE mais revenir dans un pays ayant comme monnaie officielle l’€uro.
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En effet, à cause de l’instabilité économique due aux différents conflits en Yougoslavie, le Monténégro a choisi d’utiliser dès fin 1999 le Deutsche Mark en parallèle à sa monnaie, le Dirar.
En 2001 le Deutsche Mark fut la seule monnaie ayant cours légal. Il fut ensuite remplacé par l’€uro en 2002, à la fin du Deutsche Mark. Il n’est pas le seul pays dans ce cas puisque le Kosovo utilise aussi l’Euro.
La route descend pour quitter les montagnes couvertes de forêts et rejoindre les bouches de Kotor à Herceg Novi. A partir de là, je longe le bord du fjord. C’est samedi, beaucoup de gens sont sur les plages.
La route est plutôt plate désormais. Au PK 63 je prends le ferry pour traverser le kilomètre qui sépare Kamenari de Lepetani.
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De là il ne me reste plus qu’à rallier la cité de Kotor. 2 possibilités s’offrent à moi.

Soit je contourne par le Nord le long du fjord, soit je longe via la route principale E65/E80 via la petite ville de Tivat et ensuite un tunnel de 1637 mètres de long qui débouche directement à l’entrée de Kotor. 20150718_191204_HDR.jpg20150718_194915_HDR.jpgD’après les conseils de quelques locaux je choisis finalement la seconde option : la route la plus plate !

Peu avant 20h j’arrive à Kotor avec un très beau coucher de soleil au fond du fjord, derrière les montagnes. Je trouve l’hostel que je cherchais et dont j’avais entendu parler, en pleine cité fortifiée.
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Après une douche et de quoi grignoter je rejoins d’autres résidents pour un pub crawl à travers la ville et les accompagne en boîte de nuit, jusque tard…
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Jour 025 (dimanche 19/7)
Kotor -> Cetinje (52 km)

M’étant couché assez tard la veille, je choisis de profiter un peu plus longtemps de mon lit dans le dortoir. Le personnel est sympa et n’exige pas que l’on rende les clefs trop tôt le jour du départ.
Après avoir petit-déjeuné et avoir préparé mes affaires je dois attendre de longues minutes qu’un employé rapporte mon vélo depuis la remise qui semble se trouver à l’autre bout de la ville, tant je dois attendre.
Il fait à nouveau très chaud. Avant de quitter la ville je cherche les traditionnels souvenirs que je collectionne dans chaque pays : le drapeau, un magnet, un drapeau à coudre sur mon gilet réfléchissant, etc…20150719_140450_Pano.jpg
Une serveuse d’un restaurant, elle-même cycliste m’aperçoit et vient m’offrir une bouteille d’eau sortie directement du frigo! J’accepte avec plaisir et une certaine surprise!

Je ressors des remparts et reprends en sens inverse le tunnel traversé la veille au soir.
Il est 14 heures passées !
Au kilomètre 15 je double une très longue file de voitures qui roulent au pas. Un énorme bouchon de 2 kilomètres s’est formé. Le bas-côté, voire la voie en sens inverse me permettent de ne pas perdre davantage de temps. En fait, c’est à cause d’un contrôle policier, dont j’ignore la raison.
Vers 15h30 j’entame une montée de 3 kilomètres. Sur ma droite je note l’entrée d’un énorme festival avec beaucoup de jeunes festivaliers qui y vont à pieds. Je me dis que le contrôle policier quelques kilomètres plus tôt devait sans doute être en rapport.
La montée est raide, mais elle me permet de voir les installations du festival, assez impressionnantes.
Une aire de camping est proche de la mer avec une longue plage.
Je continue à grimper. La route est à flanc de montagne. Je dois encore traverser une galerie et un tunnel de 350 et 185 mètres respectivement.
Je débouche alors sur la station balnéaire de Budva, ville de 11’000 habitants et destination touristique la plus populaire du pays. En effet, les nombreuses plages sont noires de monde. Il est 16 heures passées.
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Je vois au sommet des montagnes qui dominent la baie la route que je dois prendre. Je me dis que ça va me prendre une éternité de grimper jusque là tant elle semble éloignée et la carte montre de nombreux lacets à emprunter! Moi qui espérais arriver dès ce jeudi soir dans la capitale, je me dis que ces forts dénivelés retarderont d’un jour mon arrivée.20150719_190138_Pano.jpg
Je prends mon mal en patience et entame l’ascension, très fatigante. Je dois faire 17 kilomètres pour atteindre le sommet, à environ 900 mètres d’altitude!
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Après 20h j’arrive dans un village Brajići avec une station service. J’achète de quoi préparer un dîner et le petit-déjeuner du lendemain.
Je cherche quelques kilomètres après la sortie du village un endroit où camper.
Avant qu’il ne fasse trop sombre, et avant la ville de Cetinje, je trouve non loin d’un virage de la route un chemin menant dans un endroit calme au bord d’un petit champ. Je note aussi quelques boîtes de bois curieuses à cet endroit. Trop pressé de planter ma tente et me reposer, je n’y prête pas trop attention.20150719_204713_Pano.jpg
Je m’apercevrai rapidement au réveil le lendemain qu’il s’agit de… ruches pleines d’abeilles ensommeillées, enfin le soir, pas le matin !!!

Jour 026 (lundi 20/7)
Cetinje -> Podgorica (44 km)

En ce vendredi matin, éveil au milieu d’un nuage d’abeilles!20150720_080635_Pano.jpg
Fort heureusement, j’avais fermé la moustiquaire de la tente.
Je remballe rapidement mes affaires pour ne pas risquer de me faire piquer et pars avant 9h.
A Cetinje, je fais une courte pause dans une station service.
Je poursuis sur la route M2.3 qui est jolie, plutôt en descente et passe à travers les montagnes.
A moins de 15 kilomètres de Podgorica, avant la ville au nom de Kokoti, j’aperçois sur ma droite les jolis lacs de Skadar qui sont un parc naturel national. C’est un lac qui marque la frontière entre le Monténégro et l’Albanie et que je dois contourner. Le plus grand lac des Balkans.20150720_091952_Pano.jpg
Vers 10h30 je rentre dans la première capitale de mon voyage : Podgorica.
Je suis une longue route en ligne droite de plus en plus urbanisée avec beaucoup de stands avec parasols qui vendent des pastèques au bord de la route.20150720_103108.jpg
Je note quelques quartiers très récents avec des immeubles flambants neufs de 8 étages. Quelques grues tournent encore sur des chantiers aux alentours. Un immeuble moderne de bureaux de l’entreprise ATLAS Group à la façade de verre réfléchissante fait l’angle d’un carrefour. 20150720_104513.jpg
Après avoir fait le tour de la ville et cherché un hôtel qui puisse le fournir un plan de la ville, je trouve le quartier de mon hôte, le Blok Pet (= Block 5) : une petite dizaine de grands immeubles en béton, de 16 étages pour les plus hauts, un peu délabrés, qui datent des années 70-80. Assez fascinants, surtout avec leur géométrie très rectangulaire et ces appartements en console qui semblent sortir de l’immeuble! 20150720_110232_Pano.jpg
Je m’installe à la terrasse d’un café où je goûte à l’apéritif anisé local, en attendant mon hôte.
Quelques minutes plus tard, je suis accueilli par Semra, une activiste cycliste de la capitale, qui est venue à vélo. Je la suis jusque chez elle et pose mes affaires.20150720_122448_Pano.jpg
Nous mangeons ensemble et je me repose l’après-midi en attendant ses amis Milica et Igor avec qui nous passerons la soirée, en profitant des terrasses des bars du centre-ville. Nous y allons en taxi, il paraît que les taxis sont les moins chers du monde là-bas! La ville est sympa, les prix ne sont pas très chers non plus.

 

Jour 027 (mardi 21/7)
Pause à Podgorica  (0 km)

Jour de pause à Podgorica. Vu la chaleur, je reste à l’appartement et nous sortons à nouveau seulement en soirée.
Nous nous promenons un peu près de la cathédrale (orthodoxe) de la résurrection du Christ, vieille d’à peine 2 ans et dont les abords ne semblent effectivement pas encore finis. Nous nous baladons ensuite le long de la rivière Morača. Les bords de la rivière sont calmes avec quelques autres badauds et des jeunes qui viennent de se baigner pour se rafraîchir. Malheureusement il y avait une guinguette qui n’existe plus.


GB


Day 021 (Wednesday 7.15)

Podstrana -> Mostar (159 km)

I leave the house of my host before he goes to work.
On the road from 8.30am I appreciate the cool air of the early morning, which won’t last too long on this Wednesday of July.
I follow the road 6142 that goes towards Gata.
The road goes up gradually. It goes across some good quiet villages. After an hour of cycling, I stop in one of them, Tugare, to fill my bottles with water from a fountain from 1899.
Follows a climb with a steep gradient. I can admire the valley of the Cetina river, behind the mountains the Adriatic Sea and even the island of Brac. Beautiful landscape.
I cross the river in Blato after 35 km and continue along the road 6260 which overlooks the valley.
After 41 kilometers and more than 600m of ascent already, around 12pm I arrive at Šestanovac. The heat is very strong. Too strong to go on. A picnic table and two benches in the shade will be the ideal place for a lunch break and a nap.
I am woken up an hour later by Stipe, a mechanic in his 50s who works in a nearby workshop and saw me. He came to bring me a bottle of water straight out of the fridge, what a nice attention!
He explains how to continue my way to Mostar and insists that I go to Medjugorje, a small town of 2,300 inhabitants, almost all Croats (Catholics). This is a detour, but a high place of pilgrimage with over 2 million visitors per year and where the Virgin would have appeared in 1981. He tells me that if I go to Bosnia without having been to Medjugorje I miss something from Bosnia!
I leave again around 1:30pm, the bike computer indicates more than 51°C!
The road is then rather flat. After 64 kilometers I cylce through the tunnel of Turija and it is then a long descent of 7km where I ride 45 km/h average!
The road is pretty, I cycle alongside a few large bridges of the Dalmatia highway E65 that goes to the south and Dubrovnik.
After 79 km my bottles are almost empty. I stop to ask for water at a house of a desert village but there is no one. So I just fill up them with the garden watering hose!
The road is still long. It now goes along another valley, and I finally pass the border shortly after 6pm. The custom officer stamps my passport without any question. No vehicle passes at the same time as me.
Roads in Bosnia are correct but lack paint marking.
Only shortly before 8pm I arrive in Medjugorje. I’m going down to the square of Saint-Jacques church, which dates from 1969.
All shops in the streets sell lots of souvenirs and religious trinkets.
I do not linger, it’s getting late and I still have 25 km with some uphills until Mostar …
I see some fires along the road, bizarre.
The sun sets behind the mountains around 9pm and then I cycle with a few bats flying around me.
30 minutes later I reach the top of the hill and cycle down to Mostar that I see illuminated.
I arrive around 9.40pm at the hostel where there is still some bed available.
After a refreshing beer I meet Sam in the city-center to share some beers.

Day 022 (Thursday 7.16)
Day off in Mostar (0 km)

After 159 km cycled the previous day I relax and go visiting the city and its famous Old Bridge area Stari Most, classified World Heritage of UNESCO since 2005.
This stone arch bridge is one humpback of 27m span and was first built in 1565 above the Neretva that is 29 meters below.
It was destroyed in 1993 by Croatian forces and later rebuilt identically with stones carved as back then.
Many tourist shops are located in the central district, restaurants, souvenir shops and stores of fake football shirts. I find a French one, there is only Ribery left …

Day 023 (Friday 7.17)
Mostar -> Dubrovnik (143 km)

It’s hot on this Friday, day of prayer for some in Mostar.
The city is quiet. I get up early enough to take my breakfast in the courtyard and watch the news through wi-fi.
Apparently it’s hot in France, red alert with 39°C. I smile, thinking of what I have in the Balkans …
Today 134 km planned to arrive in Dubrovnik, back to Croatia.
The road out of the city is very straight in the beginning. It runs along the vineyards fenced with barbed wire and fences!
Around 12pm, the road is already beginning to go up.
The road is not busy, the better. I pass a few villages where the inscriptions on the retaining walls invite to remember the Srebrenica massacre.
Some buildings still bear the marks of the Balkan war. Facades are riddled with bullet holes.
Around 2pm after more than 38 km, I begin a climb under the heavy heat. 10 km with a vertical uphill of +500m. In the climb I am surprised to pass a sign indicating the « Republic of Srpska », with the Serbian flag hoisted. Weird because I thought I would remain in Bosnia and Herzegovina. In fact it is a breakaway region …
On the roadside, some tombs of road accident victims, 26 and 23 years, died in 2005.
Just before the summit, I get caught by a more or less local cyclist : Dario, Bosnian Croat. He is carrying less than me, only bags in the back and he cycles a mountain bike. We sympathize and will ride together, as we go in the same direction.
We avoid some thin cows which walk on the road.
After the pass, and the descent, we follow the beautiful and wide valley of the Trebisnjica, however isolated between the mountains over several tens of kilometers. The road is flat. Some small Orthodox churches along the route.
In the late afternoon we cross some forests that are under fire. Dario chats quickly with firemen and tells me that we can across. At some point, the bushes in flames are quite close to us. Scary! Some fire trucks and old army trucks with a few soldiers are back and forth over the area.
At 7.30pm there are still about 30 km to pedal to Dubrovnik.
I noticed on my card a shortcut. Dario prefers to continue on the main road to Trebinje and is not sure if he wants to reach Dubrovnik in the day. So we split after 60 km cycled together. It was nice to share those few hours together and also reassuring. Obviously, some drivers did not encourage me when they overtook me. Dario told me that my Bosnian and Croatian flags were not very welcome in this area!
I cut through the woods and pass a military camp.
I leave the Republika Srpska with some relief, at 8.30pm.
After climbing 40 minutes I reach the ridge and at the border checkpoint.
The view is beautiful with the lights of the cities of the Adriatic coast, below, beside the sea.
Now I have to cycle downwards. I arrive in Dubrovnik, a fortified city and pearl of the Adriatic, at 10pm in the dark. Looking in vain for a bed in a few hostels that are fully booked, right on a weekend of July, obviously…
A woman who rents rooms is my last resort. Dubrovnik will be my most expensive night so far: 50 €!
In the evening, Mark, a British globetrotter joins me and we drink some beers together. Well deserved after this stage full of emotion and effort!

Day 024 (Saturday 7.18)
Dubrovnik -> Kotor (80 km)

I take my time to leave the apartment where I take a hearty breakfast with a few things bought at the nearby grocery. It’s 10am and already many tourists wander in the old center of the city classified by UNESCO since 1979.
I leave the city crossing the northern gate of the ramparts. After that, a huge steep climb of 3 km long brings me to an altitude of 200m. Amidst the climb and although this is only the « beginning » of the day, I have a big crack. I have a break at the edge. From there, and more at the top, the view is stunning. I watch the small boats and the huge cruise ships on the sea. I finish the last meters by pushing the bike, the slope is too strong for me.
Around 4.30pm I arrive at the border after 43 km. It is still very hot, 46°C says the computer.
I pass lines of cars, many of them registered in Switzerland or Germany, to quickly pass customs and paradoxically leave the EU but return to a country which currency is the €uro.
Indeed, because of economic instability due to the various conflicts in Yugoslavia, Montenegro has chosen to use since the end of 1999 the Deutsche Mark in parallel to its currency, the Dirar.
In 2001 the Deutsche Mark was the only legal tender. It was then replaced by the €uro in 2002, at the end of the Deutsche Mark. It is not the only country in this case since Kosovo also uses the Euro.
The road descends to leave the forested mountains and reach the Bay of Kotor in Herceg Novi. From there, I cycle along the shore of the fjord. It’s Saturday, many people on the beaches.
The road is rather flat now. After 63 km I take the ferry to cross the 1 km between Kamenari and Lepetani. From there I have to cycle until Kotor. 2 options are possible.
Either I bypass from the north along the fjord, or I go along via the main road E65/E80 via the small town of Tivat and then a tunnel of 1637 meters long that finishes directly at the entrance of Kotor. According to the advice of some local I finally choose the second option: the flattest road!
Shortly before 8pm I arrive in Kotor with a beautiful sunset over the fjord behind the mountains. I find the hostel I was looking for and I had heard about, in the middle of the fortified city.
After a shower and snacks I join other residents for a pub crawl through the city and experience a night out in a club, till late…

Day 025 (Sunday 7.19)
Kotor -> Cetinje (52 km)

As I went to bed quite late the night before, I choose to stay a little longer at bed in the dormitory. The staff is friendly and does not require that we give back the keys too early on the day of departure.
After breakfast and having prepared my stuff I have to wait long minutes until a staff brings me my bike from the shed that seems to be on the other end of town.
It is very hot again. Before leaving the city I look for the traditional souvenirs that I collect in each country: a flag, a magnet, a flag to sew on my reflective vest, etc … A waitress from a restaurant, herself a cyclist, sees me and comes to offer me a bottle of water taken directly from the fridge! I accept with pleasure and some surprise!
I get out of the walls and cycle in reverse direction the tunnel where I passed the day before.
It is past 2pm!
At kilometer 15 I double a long line of cars that crawl at a snail’s pace. A huge jam of 2 km has formed. The roadside or the oncoming lane allow me not to waste more time. In fact, it is because of a police control, I do not know why.
Around 3.30pm I start a climb of 3 km. On my right I notice the entrance of a huge music festival with many young festival-goers who go there on foot. I think that the police control a few kilometers earlier was probably related.
The climb is steep, but it allows me to see the festival facilities, pretty impressive.
A camping area is close to the sea with a long beach.
I continue to climb. The road is on the mountainside. I still have to pass through 2 tunnels of 350 and 185 meters long each.
Then I go out of the tunnels and I am at the seaside resort city of Budva, a town of 11,000 inhabitants and most popular tourist destination of the country. Indeed, many beaches are full of people. It is now 4pm.
I see on top of the mountain overlooking the bay the road I have to take. I figure it’ll take me forever to climb so far as it seems remote and the map shows many laces! I was hoping to arrive this Thursday evening in the capital, but I think that these uphills will delay my arrival.
I bide my time and begin the climb very exhausting. I have to do 17 km to reach the summit, about 900 meters high!
After 8pm I arrive in a Brajici a town with a petrol station. I buy food to prepare dinner and breakfast the next day.
A few kilometers after leaving the village I start looking for a place to camp.
Before it gets too dark, and before the town of Cetinje, I find near a bend in the road a path in a quiet location near a small field. I also note a few curious wooden boxes there. Too eager to pitch my tent and rest, I do not pay too much attention.
I shall soon discover, when I wake up the next day, that it is … full of sleepy bee hives, well in the evening, not in the morning!!!

Day 026 (Monday 7.20)
Cetinje -> Podgorica (44 km)

On this Friday morning, I wake up in the middle of a cloud of bees!
Fortunately, I had closed the screen of the tent.
I quickly pack up my things to avoid the risk of getting bitten and leave before 9am.
At Cetinje, I make a short break at a gas station.
I continue on the road M2.3 which is pretty, rather downhill and passes through the mountains.
At less than 15 km from Podgorica, before the city named Kokoti, I see on my right the beautiful lakes Skadar which are a national park. This is a lake that marks the border between Montenegro and Albania and I have to go around it. The largest lake in the Balkans.
Around 10.30am I enter the first capital of my trip : Podgorica.
I follow a long road in a straight line increasingly urbanized with many stands with umbrellas selling watermelons on the roadside.
I note some very recent blocks with brand new buildings of 8 floors. Some cranes are still moving on building sites nearby. A modern office building of the company ATLAS Group with a reflective glass facade lies at the corner of a junction.
After cycling around, looking for a place that can provide a map of the city, I find the neighborhood of my host, Blok Pet (= Block 5): a dozen of tall concrete buildings, 16 floors for the highest, slightly dilapidated, dating from late 70s – early 80s. Quite fascinating, especially with their very rectangular geometry and some cantilever apartments that seem out of the building!
I sit on the terrace of a cafe where I taste the local aniseed aperitif, waiting for my host.
A few minutes later, I am greeted by Semra, a cycling activist from the capital, who came by bicycle.
I follow her to her flat and bring my stuff.
We eat together and I spend my afternoon waiting for his friends Milica and Igor with whom we spend the evening, enjoying the terraces of the bars downtown. We go by taxi, it seems that taxis are the cheapest in the world there! The city is nice, the prices are not very expensive either.

Day 027 (Tuesday 7.21)
Day off in Podgorica (0 km)

Day off in Podgorica. Given the heat, I stay in the flat and we go out again only in the evening.
We walk a bit close to the (Orthodox) Cathedral of the resurrection of Christ, just a 2 years old building, the surroundings seem indeed not yet finished. We then walk along the Moraca river. The edges of the river are quiet with few other onlookers and young people that just finished to swim to cool off. Unfortunately there was a tavern that no longer exists.

 

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