29/6-02/7 (d.5-8) Italia #1

1 - drapeau France
Jour 05 (lundi 29/6)
Bellinzona -> Milano (134 km)

Ce sera mon dernier jour avec Quang qui a réservé son billet de retour à partir d’Agno vers 14h00.
Après avoir démonté la tente et tout remballé, nous quittons le camping. Nous traversons rapidement Bellinzona sans visiter le centre ni trop voir ses châteaux, car l’itinéraire cyclable est complètement à l’opposé, ce qui est assez dommage.
Après 14 kilomètres tranquilles nous sommes tout de suite dans le vif du sujet avec l’ascension du Mont Ceneri. Nous allons grimper pendant une heure 7km de montée avec un dénivelé positif de +500m. C’est sportif mais les jambes sont désormais plus affutées et nous y arrivons chacun un peu plus facilement que dans l’ascension du Saint Gotthard.

20150629_112149_Pano20150629_115807_HDR
Passé ce col, nous descendrons doucement mais sûrement vers Agno, sur le lac de Lugano.
Avant de trouver la gare, je croise Sebastian, un jeune Chilien qui marche du camping vers le centre-ville. En voulant lui demander mon chemin, je suis surpris qu’il m’annonce être également un cyclotouriste, parti de Barcelone quelques semaines plus tôt et ayant déjà traversé la France et finissant son voyage en Italie! Il dort au camping d’Agno où la connexion wi-fi est assez bonne pour suivre la demi-finale de Copa America Chili vs Pérou ! Le Chili gagnera quelques jours plus tard la finale contre l’Argentine…

20150629_13590220150629_131253_HDR
Après avoir déjeuné ensemble, j’abandonne Quang à la gare et m’élance pour les 40 derniers kilomètres en Suisse vers Chiasso. Pour cela je longe le lac de Lugano qui est très joli avec des villas le bordant.
Je traverse le lac et suis bien content d’être à vélo en voyant les voitures coincées dans un bouchon interminable sur l’autoroute à ma gauche. A ma droite, la piscine en plein air est remplie de monde.
20150629_152747_Pano
Je passe la frontière et retrouve la zone euro et des tarifs plus raisonnables mais des pistes cyclables moins fréquentes.

Je ne vois pas grand-chose de Côme si ce n’est une côte bien raide et une route à 2x2voies où les véhicules me doublent sans trop tous garder une distance réglementaire. Quelques chauffeurs plus intelligents que la moyenne ne trouvent rien de mieux à faire que de me klaxonner…
Je choisis de rouler sur le trottoir quand je le peux…

A un moment, les panneaux bleus m’envoient d’abord sur une portion de route en chantier et vient alors une 2 x 2 voies qui ressemble à une autoroute et qui est en fait un type de route entre autoroute et route normale, une voie express réservée aux véhicules en fait… Je roule plus vite et bien à droite sur la bande d’arrêt d’urgence mais dès la première sortie je quitte cette voie plutôt inhospitalière et en fait interdite aux vélos!!
20150629_184143_HDR 20150629_184306_HDR
L’entrée dans l’agglomération milanaise, vers est l’occasion d’avoir à faire aux premiers policiers de mon voyage. Après tous ces kilomètres, bloqué à l’un des (trop) nombreux feux rouges de la SP 35 (strada provinziale = « route départementale ») et ne voyant pas de véhicules venant à gauche ou droite, je le grille tranquillement. Quelques mètres plus loin, une voiture de la POLIZIA NAZIONALE arrive à ma hauteur et me fait signe de m’arrêter! L
Après un contrôle de mon passeport l’officier qui parle assez bien le français me dit qu’il me fait cadeau des 50€ d’amende et me fait promettre que je respecterai les feux en Italie. Je m’en tire plutôt bien avec quand même une petite demi-heure perdue avec cette intervention… L’officier me confirme au passage que les routes SS (SuperStrade) même si leurs panneaux sont bleus et non pas verts comme ceux des AS (AutoStrade = autoroutes) sont interdites aux vélos et me souhaite bonne chance pour la suite de mon voyage.
J’arrive donc après 21h à l’auberge de jeunesse « Ostello Bello » qu’une amie milanaise m’avait conseillée. J’ai de la chance, il leur reste 1 dernier lit dans un dortoir! Par contre je devrai trouver un autre endroit pour dormir le lendemain, l’auberge et sa cinquantaine de lits étant « victime » de son succès et déjà complète.
Je suis bien accueillie par Magali, une Avignonnaise qui m’offre un verre de bienvenue et un plat (2 en fait!) de pâtes qui me font le plus grand bien après les 134 km du jour! Elle m’aide aussi à monter (dans l’ascenseur) le vélo pour l’accrocher en sécurité sur la terrasse d’un étage de l’auberge.

20150629_205054_HDR 20150629_212012_HDR 20150629_213629_HDR

Jours 6-7 (mardi 30/6 – mercredi 01/7)
Jours de pause à Milano

Premier jour de pause du voyage, l’occasion de se reposer et d’organiser les prochains jours de voyage en trouvant en particulier où dormir et peaufinant l’itinéraire et donc les villes étapes. Je ne désespère pas de recevoir une réponse positive à une de mes demandes précédemment faites.
Ce sera seulement pour le mercredi soir. En attendant, je change d’endroit et trouve une place dans une auberge à seulement quelques rues au Sud. Le tarif est plus abordable mais les prestations sont aussi moins bonnes avec aucun petit-déjeuner compris et pas trop d’ambiance conviviale avec d’autres voyageurs. D’ailleurs les parties communes sont assez désertes, ça ressemble un peu plus à un dortoir qu’une auberge de jeunesse… Je partage ma chambre avec 3 jeunes Barcelonais qui visitent Milan pendant 3 jours. Il fait très chaud, je profite de la fraîcheur de la chambre pour y rester. Je sors ensuite faire un tour en ville…

20150630_145405_Pano 20150630_183240_Pano

Deuxième jour de pause.
Je peaufine encore mon voyage et fais quelques courses en ville. J’achète en particulier une précieuse carte mémoire pour mon appareil photo car il se remplit bien vite avec tout ce qu’il y a à voir pendant ce voyage! Après avoir retrouvé Alessandra près de là où elle habite en fin d’après-midi, je vais en métro jusqu’à la fiera de Milan (le parc des expositions) pour visiter l’exposition universelle EXPO 2015. C’est un endroit gigantesque avec plus d’une centaine de pavillons des pays participant, des sponsors de l’EXPO (Italiens pour beaucoup) et des institutions internationales (Unicef, ONU, UE). Le thème est le développement durablement et les ressources de la planète. Architecturalement c’est très impressionnant. Mon billet à 5€ (au lieu de 30€ pour une journée complète) me permet d’entrer à partir de 19h00, les portes fermant vers 23h00 et les pavillons déjà vers 22h00 pour la plupart. Je retrouve vers l’arbre de la vie (tree of life) Sergio du Mexique et Michel des USA, rencontrés à Ostello Bello. Nous visitons ensemble le pavillon de l’Equateur dont la guide est très charmante. Et nous partageons ensemble un léger repas au pavillon ambiancé des Pays-Bas!

20150701_214249_HDR 20150701_220808 20150701_223219 20150701_231205_HDR
Retour en métro chez mon hôte du jour avec qui je discute encore un peu. Elle parle bien le Français et l’Allemand, c’est d’ailleurs en Allemagne qu’elle a fait la plupart de ses voyages à vélo. Elle s’occupe d’un atelier populaire de réparations de vélos à Milan en marge de ses études de philosophie pour lesquelles elle doit réviser en cette fin d’année scolaire.

Jour 08 (jeudi 02/7)
Milano –> Piacenza (103 km)

Je quitte mon hôte Alessandra pour aller vers le Sud-Est du centre-ville acheter une carte routière dans un endroit qu’on m’a conseillé la veille, le Touring Club Italien. J’y trouve une carte du Nord du pays qui me suffira jusqu’à Trieste. Le caissier est cycliste et me conseille judicieusement de sortir de Milan en longeant le Naviglio, un canal qui part direction le Sud jusqu’au Po.
20150702_111118_HDR
Je l’emprunte donc pendant une quarantaine de kilomètres et fais une pause déjeuner à Pavia dans un petit café restaurant où l’accueil est très sympa par le serveur italien et la serveuse italienne qui parle l’Anglais. Ils sont très impressionnés quand je leur dis que je vais jusqu’en Nouvelle-Zélande. Je commande un spritz (un cocktail léger typique du Nord de l’Italie) avec plein de glaçons pour bien me rafraîchir et un double burger (avec 2 steaks) pour faire le plein d’énergie. Ils m’offrent même une tranche de gâteau en dessert!20150702_130914_HDR
Après ce bon déjeuner, je repars le long d’un canal où 3 petits engins semblent nettoyer le fond de l’eau.20150702_140303_HDR

Je rejoins alors le fleuve Po au niveau de Torrello et le traverse par un pont. Je suis alors un itinéraire cyclable sur la rive droite du fleuve mais la qualité est loin des pistes cyclables suisses. Ma vitesse moyenne chute alors de 18km/h environ à 12km/h et je suis souvent secoué. Après une quinzaine de kilomètres sur cet itinéraire je rejoins une route plus importante, la SP10 qui va quasi tout droit jusqu’à Piacenza pendant une vingtaine de kilomètres.
Finalement j’arrive déjà peu après 18h alors que j’avais rendez-vous avec mon hôte du soir Virginie vers 19h. Je patiente tranquillement sur une place centrale où j’ai accès au wi-fi gratuit de la ville.
Virginie habite en plein centre dans un bel immeuble ancien avec 5 chambres, dont certaines libres e cette fin d’année scolaire. J’aurai donc ma propre chambre! Nous dînons ensemble des aubergines et du riz qu’elle a elle-même cuisiné. Après le repas, j’ai le droit à un tour de la ville by night! Je suis agréablement surpris par le patrimoine architectural de la vile avec de jolies places, des arcades, des palais, etc…

20150702_195919_Pano 20150702_200856_Pano 20150702_232042_Pano

3 réflexions sur “29/6-02/7 (d.5-8) Italia #1

  1. quelle chance tu as Alexis,nous avons fait le « tour »de la suisse en 2012 et c’est vrai qu’il n’y a pas tellement mieux pour des cyclistes.Tu dois avoir chaud en Italie.Quand tu parles de tes hôtes,est-ce de warm-shower?
    trés bonne suite dans ton voyage

    J'aime

    1. En effet les pistes cyclables de la Suisse font sans doute partie des meilleures du monde, bien entretenues, plutôt bien indiquées et séparées des voitures quasi tout le temps. Elles me manquent déjà. En Italie leurs itinéraires cyclables ont le mérite d’exister et je pense que dans les Balkans même les pistes italiennes vont me manquer!
      Réponse dès demain (9 juillet) avec l’entrée en Slovénie puis en Croatie…

      Mes hôtes en Suisse ont été des WS en effet. C’est ce que je privilégie car ce sont aussi des cyclistes et ils savent ce qu’attend un voyageur loin de chez lui après une journée sur la route. Se sentir un peu chez lui et pouvoir se reposer tout en partageant son/ses voyage(s) avec ses hôtes.
      J’utilisais beaucoup CouchSurfing mais en Italie c’est difficile.
      Les membres les plus actifs sont des hommes qui n’hébergent que des filles. Inutile de faire un dessin… La mentalité italienne dans toute sa splendeur, désolé pour mes amis italiens. Mais même eux le reconnaissent en plus du racisme et de la xénophobie dans ce pays…

      J'aime

      1. bon à savoir pour le couchsurfing…. que je n’ai jamais pratiqué en Italie. avec mon mari nous sommes inscrits depuis 2010 et nous recevons beaucoup de surfers. nous adorons. nous faisons des rencontres très chouettes qui se transforment parfois en liens d’amitié très forts.
        superbes paysages suisses, et italiens. merci !

        J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s